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Et le Lynx lucide bondit

Bureau de lucid lynx

Ubuntu Lucid Lynx, dite 10.04

Pour les plus au courant la dernière version d’Ubuntu (la 10.04) est sortie fin avril et comme toute nouvelle version, comme pour Apple par exemple, patience est lemaitre mot. C’est donc un bon mois après que je profite d’une bonne bande passante pour faire la mise à jour.

Mise à jour en ligne

Sur Linux en effet la meilleur façon de mettre son système à jour est tout simplement une connexion internet et un petit clic sur la case : « mettre à jour le système ». Cela change de la mise à jour totale avec sauvegarde, installation et remise des différents dossiers à l’endroit qui va bien.

Sous MacOSX depuis peu cela existe aussi pour faciliter la migration, cela se plante parfois – sous linux aussi cependant.

Un système plus fignolé

Quelques petites heures après un nouveau système prend la place de l’ancien sur deux machines.

Un macbookpro en double boot MacOSX/Ubuntu dont les mises à jour de cette façon se succèdent de cette façon depuis la 8.04. Redémarrage sans problèmes sauf la résolution maximale qui déconne.

Une station de travail sur carte mère Gigabyte EG45M-DS2H et la mise à jour s’est déroulée sans problème.

Le temps de démarrage est raccourci, avec un démarrage graphique de bout en bout, avec une nouvelle police et animation simple. Que du bon.

Le nouveau système a gagné en professionnalisme avec un aspect plus sérieux moins jouet, des icônes de notification simplement grises, du plus bel effet, deux thèmes assez sobres, mais je reste avec Dust.

Pas mal d’améliorations sur le système en lui-même qui permet de gagner fonctionnalités et productivité. Le mentor est clairement MacOSX et cela reste une excellente source d’inspiration.

Il ne me reste plus que d’acheter le T-shirt.

iPad therefore iAm ?

iPad les mains dessusÇa y est finalement Apple, après avoir fait monter la tension des aficionados Mac depuis un bon mois comme elle sait parfaitement le faire, a montré son dernier iJoujou en date : l’iPad.

Et si le concept n’est pas nouveau (voir le touchbook de Always innovating, la tablette HP ou même archos), Apple a encore fait ce qu’elle sait faire de mieux :

  • Une grand messe parfaitement orchestrée par un Steve Jobs toujours excellent, avec son lot de waooww, amazing et de fausses vérités,
  • Un produit sexy, bel objet et taillant dans le vif pour atteindre cette épure caractéristique,
  • Une interface fantastiquement simple de prime abord.

Difficile de se prononcer plus en détail sur l’objet vu que peu de personnes l’ont réellement tenu en main mais on peux élargir la vue en revenant sur quelques fondamentaux :

Le succès d’Apple c’est la simplicité.

La simplicité dans le Design

Avec des machines épurées, fonctionnelles certes amputées de certaines fonctions qui feront hurler au loup l’amateur éclairé voire le passionné (on dit geek pour faire branché informatique en ce moment), mais qui facilitent la prise en main et l’expression de leur potentiel.

Mine de rien c’est une façon de penser que peu ont. La tendance dictée par les ingénieurs est d’en mettre toujours plus, ce que je trouve séduisant, mais qui au final augmente le prix de la machine, la complexité et sert à peu de personnes (qui s’est servi de toutes les fonctions de son téléphone Nokia par exemple ?).

Hors les machines chez Apple sont dessinées par des designers et les ingénieurs se plient aux exigences. C’est la prééminence de la fonctionnalité sur la fonction. Cela donne certes des appareils sûrement frustrants pour pas mal de gens mais pour la majorité, et c’est là cible actuelle d’Apple, c’est un point important.

La simplicité dans l’interface…

Apple est un constructeur de machines dont le système n’en est que le faire valoir. Et ce qui attire c’est l’ergonomie travaillée, la logique dans le focntionnement et la simplicité de l’interface.

Et Apple reste le meilleur dans cette simplicité apparenteafin d’attirer les utilisateurs qui ne seront pas forécment attirés par un ordinateur classsique.

Au service d’une nouvelle ère ?

Car mine de rien Apple nous refait peut-être le coup du “Hello world” de 1984. Une nouvelle interface et une nouvelle façon d’utiliser l’ordinateur afin de changer le rapport et d’amener une révolution dans les usages. est-ce un nouvel exemple de l’informatique convivial ?

C’est fort possible.

Mais le concept très fermé (tout est décidé par Apple, de l’interface aux logiciels, en passant par le matériel) apparait plutôt pour nombre d’utilisateurs comme une régression. C’est une sorte de pacte avec le diable, j’échange un peu de liberté contre de la simplicité. En n’espérant pas que, comme disait B Franklin, celui qui échange sa liberté contre de la sécurité perdra au final et sa liberté et sa sécurité.

Tout dépendra du succès commercial, et je crains pense que celui-ci sera au rendez-vous.

Haïku, comme un reflet.

Un nouvel OS
Pour ce bel automne indien
quel doux souvenir

Je ne pouvais déroger à la règle de proposer moi même un haïku pour célébrer la sortie de la version alpha d’Haïku, le retour de BeOS.

Haïku / BeOS qu’est-ce donc ?

BeOS lancé par JL Gassée, ancien d’Apple était un système moderne, novateur performant lancé dans les années 90 mais qui n’a pas trouvé son public suite à une politique commerciale très agressive de ses concurrents de l’époque.

Système fermé et propriétaire, il a fini par être vendu.

Mais les aspects séduisants de ce système ont persuadé certains aventuriers de refaire de zéro ce système, en le passant en logiciel libre.

L’attente fut longue, mais celle-ci est bien récompensée par cette version alpha de fort bonne qualité. L’installation est rapide, je l’ai testée en image virtuelle (via virtualbox) mais aussi sur du matériel un peu vieux. Le son est reconnu , le réseau et les périphériques aussi, les clefs usb et les disques externes montent bien.

Sur le plan graphique on est sur une apparence fonctionnelle, un peu ancienne par rapport aux standards actuels, mais qui fait ce qu’il faut.haiku

On retrouve l’habituelle hiérarchie des dossiers, la métaphore du bureau, et un panneau de lancement d’applications. La prise en main est simple car le système conserve les paradigmes classiques.

Mais l’intérêt est ailleurs.

Dans la réactivité du système :

  • démarrage en 5 secondes
  • charge imperceptible

Dans la gestion des fichiers :

  • Chaque fichier est associé à des données, données enregistrées dans une base,
  • Des recherches diablement rapide, efficaces et croisées.

Et sûrement plein d’autres choses que je n’ai pas noté…

Au final Haïku est séduisant, prometteur encore bien incomplet, mais c’est déjà le système dont je compte me servir pour la gestion des mails et des documents.

Essayez vous même !