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La cure de jouvence

Ou comment dépenser moins pour avoir plus.

Le coup de la panne

De temps en temps, même dans des mac, les disques durs implosent/explosent/tombent, et ce n’est pas une catastrophe si cette belle invention qu’est TimeMachine vous a fait une sauvegarde bien dans les règles de l’art quelques minutes avant (bon faut pas tenter le diable non plus).

Donc me voici avec un macbook pro intel de 4-5 ans, qui, certes un peu cabossé, rayé et au clavier un peu fatigué, qui vous rendait encore de fiers services mais qui est devenu inutile.

Cédant aux sirènes consuméristes j’aurai pu me précipiter sur le dernier portable à la mode. Mais étant sur la voie du Satori et de la décroissance j’ai décidé d’acheter durable et de ne jeter qu’usé jusqu’à la corde.

Donc changement de disque dur et au passage de lecteur cd/dvd qui ne lisait plus qu’un cd sur deux au choix (encore une embrouille de chez Apple dont j’ai parlé plus tôt).

J’ai choisi un SSD de chez intel de 160Go le X25-M (même capacité que l’ancien, cela fait drôle de ne ne pas se retrouver avec du plus gros, plus fort, plus vite) et j’ai recouru à l’installateur en PC local qui m’a fait cela vite fait bien fait.

La restauration grâce à TimeMachine et le DVD d’installation de léopard se fait sans soucis, je partitionne et installe Ubuntu sur l’autre partition sans problèmes (faut quand même passe par rEFIt). Et redémarrage…

Rinascimento

Et là c’est vraiment impressionnant, le démarrage assez poussif auparavant est rapide sur MacOSX et super rapide sur Ubuntu, les applications se lancent rapidement, les installations aussi.
J’ai eu plus de sensation de vitesse qu’en changeant d’ordinateur.

Le SSD est une vraie rupture technologique, tout en consommant moins d’argent, de matières premières et d’énergie qu’un nouvel ordinateur il offre un vrai bénéfice visible à l’utilisateur.

Une vraie innovation, comme on en voit peu.

Ca y est, ils l’ont fait !

Il y avait l’iPhone à l’immense succès, puis vint l’ipad qui semble parti sur la même voie. Mais moi qui résistait à ces machines diablement séduisantes mais terriblement fermées, voilà la dernière version de l’iphone sortie et je crains que Apple ne soit le nom akkadien du démon de l’envie technologique.

iPhone 4, objet de désir

Ce dernier né, pourtant vu depuis des jours sur de nombreux sites Internet, est un pur objet de techno-luxure.

Il est bien fichu, mince, puissant et aux capacités multiples.

Il va encore faire un tabac.

Il serait peut-être temps que les concurrents se sortent les deux mains du derrière non ?!

iPad therefore iAm ?

iPad les mains dessusÇa y est finalement Apple, après avoir fait monter la tension des aficionados Mac depuis un bon mois comme elle sait parfaitement le faire, a montré son dernier iJoujou en date : l’iPad.

Et si le concept n’est pas nouveau (voir le touchbook de Always innovating, la tablette HP ou même archos), Apple a encore fait ce qu’elle sait faire de mieux :

  • Une grand messe parfaitement orchestrée par un Steve Jobs toujours excellent, avec son lot de waooww, amazing et de fausses vérités,
  • Un produit sexy, bel objet et taillant dans le vif pour atteindre cette épure caractéristique,
  • Une interface fantastiquement simple de prime abord.

Difficile de se prononcer plus en détail sur l’objet vu que peu de personnes l’ont réellement tenu en main mais on peux élargir la vue en revenant sur quelques fondamentaux :

Le succès d’Apple c’est la simplicité.

La simplicité dans le Design

Avec des machines épurées, fonctionnelles certes amputées de certaines fonctions qui feront hurler au loup l’amateur éclairé voire le passionné (on dit geek pour faire branché informatique en ce moment), mais qui facilitent la prise en main et l’expression de leur potentiel.

Mine de rien c’est une façon de penser que peu ont. La tendance dictée par les ingénieurs est d’en mettre toujours plus, ce que je trouve séduisant, mais qui au final augmente le prix de la machine, la complexité et sert à peu de personnes (qui s’est servi de toutes les fonctions de son téléphone Nokia par exemple ?).

Hors les machines chez Apple sont dessinées par des designers et les ingénieurs se plient aux exigences. C’est la prééminence de la fonctionnalité sur la fonction. Cela donne certes des appareils sûrement frustrants pour pas mal de gens mais pour la majorité, et c’est là cible actuelle d’Apple, c’est un point important.

La simplicité dans l’interface…

Apple est un constructeur de machines dont le système n’en est que le faire valoir. Et ce qui attire c’est l’ergonomie travaillée, la logique dans le focntionnement et la simplicité de l’interface.

Et Apple reste le meilleur dans cette simplicité apparenteafin d’attirer les utilisateurs qui ne seront pas forécment attirés par un ordinateur classsique.

Au service d’une nouvelle ère ?

Car mine de rien Apple nous refait peut-être le coup du “Hello world” de 1984. Une nouvelle interface et une nouvelle façon d’utiliser l’ordinateur afin de changer le rapport et d’amener une révolution dans les usages. est-ce un nouvel exemple de l’informatique convivial ?

C’est fort possible.

Mais le concept très fermé (tout est décidé par Apple, de l’interface aux logiciels, en passant par le matériel) apparait plutôt pour nombre d’utilisateurs comme une régression. C’est une sorte de pacte avec le diable, j’échange un peu de liberté contre de la simplicité. En n’espérant pas que, comme disait B Franklin, celui qui échange sa liberté contre de la sécurité perdra au final et sa liberté et sa sécurité.

Tout dépendra du succès commercial, et je crains pense que celui-ci sera au rendez-vous.

Traverser le rubicon

Mac fan, mais

Ça y est, après des années de fidélité à Apple et ses belles machines toute une série de déboires et de réflexions m’ont amené à prendre le virage Linux.

En effet le temps passant, le matériel Apple perd de sa qualité. Avant c’était (très) cher mais cela durait : j’ai un Power mac G4 2x 450Mhz datant de 9 ans et qui après avoir tourné 3 ans 24/24 en tant que serveur fonctionne encore impeccable.

Tout à un prix ma bonne dame. Maintenant les prix sont plus abordables, avec un design superbe et une finition impeccable, mais la qualité globale est en nette baisse.

Entre les iBook avec la carte vidéo qui déconnent, le PowerMac G5 avec un proc sur deux qui lâche, et ceux qui fuient, le PowerBook G4 qui craque et qui vous électrocute, le macbook pro dont le lecteur CD ne lit que ce qu’il veut, les fils du chargeur qui s’abiment  à vitesse grand V…  la moutarde me montait au nez.

Un PC ?

Ajoutez à cela une orientation de plus en plus fermée de la plate forme iTunes, iPhone et une politique relationnelle toujours aussi hautaine, la décision a progressivement mûrie : Si j’achetai un PC ?

Restait à choisir lequel.

Dell me plaisait bien. avec une vaste gamme de machines dont certaines avec ubuntu dessus, mais l’offre ubuntu est famélique, surtout au niveau portable. Après une recherche chez les revendeurs spécialisés (iventive – très bien, system76 -aussi) l’offre existe mais les portables ne sont pas très élégants et les prix parfois dissuasifs.

HP, Acer et sony ont des machines pas mal, mais chez hp et acer le choix est assez difficile car les sites sont mal conçus, peu explicatifs.  Sony quand à  lui a un support de linux très instable, parfois ça marche parfois non et une politique peu engageante.

Dell latitude 6500dell latitude 6500 face

Retour donc chez Dell où la recherche est assez simple dans une gamme par contre assez confuse. On retrouve le performant Latitude 6500, un 15″ assez élégant sur les photos et complet au plan des caractéristiques.

Et pour quelques 700 € de moins que le modèle équivalent d’Apple, les trois ans de garantie inclus, on a une machine qui en remplit les mêmes fonctions.

Plusieurs jours après, la livraison est assez longue (15j), arrive le fameux latitude. Livré avec Windows 7 malgré mes protestations peu véhémentes car j’en aurais peut-être l’utilité.

De première vue le capot est du plus bel effet. Noir brossé, élégant sans en faire trop.

Le reste de la finition est cependant un bon cran en dessous d’Apple, avec un système de verrouillage un peu toc, et un dessous très marqué PC : autocollants, ouïes d’aération, vis apparentes …  Le chargeur est par contre élégant, léger, facile a ranger.

Dell Latitude 6500 et Linux ?

Premier démarrage, rapide et silencieux, je zappe rapidement Windows et installe ubuntu 9.04 sur le CD.

Le bios est configuré pour démarrer sur le CD, bien.

dell latitude 6500 dosPuis j’installe l’upgrade 9.10 sans coup férir, via la mise à jour système.

Et là, du pur plaisir. Tout est reconnu sans problème, la machine est rapide, silencieuse, les performances sont excellentes, la webcam fonctionne bien, comme la mise en veille, souvent un point problématique sous linux.

Après quelques personnalisations la machine est très agréable et c’est sans regret que je quitte Apple pour un Dell certes moins bien fini mais moins cher et parfaitement reconnu par Ubuntu. Le latitude 6500 est donc une excellente machine, parfaite sous linux, ne serait-ce son windows qui l’encombre.