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Debian squeeze, juste pressée.

Et voilà, il y a parfois des nouvelles que l’on attendait plus et cela en faisait partie.

La dernière version d’un des linux les plus reconnu, qui tire les noms de ses versions du film Toy Story, est sortie et avec une belle nouveauté: avoir une version du noyau totalement libre. Alors, ce n’est pas la seule nouveauté et pas la plus importante, mais cela donne une réponse positive à une demande de plus en plus de monde d’avoir des outils de travail en pur logiciel libre.

Le problème réside dans les adaptations au différents matériels sur lesquels elle sera installée et qui nécessite parfois des pilotes propriétaires. Pour y répondre il existe un dépot facilement utilisable de modules de noyaux propriétaires. À noter aussi, et c’était grandement nécessaire, la refonte du site internet à la fois sur le plan graphique et dans les fonctionnalité. C’est loin d’être parfait mais on est sur la bonne voie.

 

Une Debian c’est une distribution solide, stable, utilisable pendant des années sans gros problèmes de sécurité ou de fiabilité. Elle repose sur la seule communauté dans le cadre d’un projet original et pour le moment pérenne, c’est un choix technique excellent doublé d’un choix idéologique. Pourquoi hésiter ?

ARM facile

Genesi, dont j’ai déjà parlé, propose de grosses réductions sur les deux machines d’excellentes qualités :un Nettop ARMun smartbook ARM léger

Le Netop, ou mini ordinateur , du doux nom de Efika MX sous processeur ARM, de très faible consommation, tournant très bien sous Ubuntu.

Le Smartbook, un mini portable ultra léger, avec la même plateforme ARM, une autonomie de 5-7 heures et une qualité de fabrication appréciable. Manque juste une sortie vidéo.

 

Les deux sont proposés respectivement sur la boutique européenne, franco de port pour 129 € et 189 €.

C’est une véritable affaire pour un matériel de qualité, certes peu puissant mais qui vous rendra de fiers services. Ubuntu est optimisé pour cette machine.

Je n’ai pas d’action chez Genesi ;-)

Vim, pour les Nerds

Vim est un éditeur de texte génial, il a même, chose fort utile, un navigateur de fichiers.

Navigateur d’arbre

Il en existe un bon qui s’appelle NERDTree.

Après téléchargement de l’archive que l’on retrouve ici (NERDTree téléchargement).

Il faut décompresser l’archive et copier les trois dossiers dans le dossier .vim/ de votre dossier utilisateur.

Puis on lance vim

  • soit gvim en double cliquant dessus puis en tapant la commande :NERDTree (notez les capitales),
  • soit vim dans un terminal en tapant vim +NERDTree suivi du chemin vers le dossier des documents à traiter.

Il est possible de créer des signets (bookmark) dans vim, par la commande :Bookmark /lieu/du/dossier/du/projet/, puis de les afficher avec la commande B.

On navigue avec les flèches et on valide avec Entrée.

On retrouve les différentes commandes avec ?.
NerdTree, l’arbre du Nerd est un module de vim immanquable.

Un bon logiciel médical ?

Médecin et programmeur à mes heures perdues j’ai bien entendu réfléchi à ce que pourrait-être un bon logiciel médical de consultation, communication avec les autres progfessionnels, de suivi et de traitement.

“Développeur” Web en Ruby On Rails j’ai un projet sur le feu qui gère les consultations basiques, le suivi des paramètres, les examens demandés (sauf la biologie c’est en cours) les encaissements/dus, les notes, les choses à faire. Ce n’est pas grand chose mais cette avancée lente me permet de penser plus lentement, et j’en ai tiré plusieurs choses :

Un logiciel médical doit être ouvert, pour sa base de données, afin de l’interfacer avec d’autres logiciels et suivant un protocole multiplateforme de type soap, json,… J’en oublie sûrement beaucoup. Notre travail va être de plus en plus de la coordination avec d’autres acteurs de santé qui sont eux aussi de plus en plus informatisés.

Il faut éviter la double saisie qui est la voie certaine vers l’échec du partage d’information. L’idéal est donc d’avoir la possibilité que la base de donnée du médecin soit accessible en lecture (voire en écriture) et accessible via l’interface utilisée par les autres intervenants de santé.

Dans une maison de santé, qui ont la côte en ce moment, pourquoi ne pas imaginer :

Une base de données (idéalement Postgresql, MySQL a un avenir sombre, les autres solutions Open-source sont moins connues et les solutions propriétaires hors de prix) centrale sur laquelle on écrit

Des interfaces différenciées suivant les métiers, mais permettant la consultation/modification des données des autres professionnels. Imaginons que les infirmiers aient leur propre application, les médecins la leur, les psychologues aussi, et ainsi de suite, chacune avec une gestion des droits sur ce qu’ils peuvent consulter ou non.

Le tout sur un serveur hébergé par la maison médicale, et consultable à distance.

Le tout en application Web (exemple Ruby on Rails mais il y en a pas mal d’autres, je n’ai pas d’actions ;-) ) pour ne pas imposer un matériel et faire face aux différents moyens de consultaion, ordinateur, netbook, tablettes, smartphone etc.

Le bonheur non ?

La pérennité est assurée pour des dossiers médicaux qui doivent durer dans le temps (base de données en logiciel Libre, framework de développement idem), une maitrise des données qui sont hébergées en local, via une sous-traitance pour la maintence et le matériel, une grande souplesse d’utilisation et une absence de dépendnace à un éditeur si la solution est Open-Source (des coméptences de deéveloppeur Web on en trouve pas mal).

Voilà donc la voie idéale, mais la route est longue et la pente est rude. Je trouve illogique, choquant et stupide pour les financeurs de payer plusieurs fois pour un équipement informatique quand il eut été possible de payer une bonne fois pour toute pour produire un logiciel de base, adaptable à chacun et pouvant en plus participer à une économie locale de mainteneurs, développeurs etc.

C’est quand même pas gagné…

Et le Lynx lucide bondit

Bureau de lucid lynx

Ubuntu Lucid Lynx, dite 10.04

Pour les plus au courant la dernière version d’Ubuntu (la 10.04) est sortie fin avril et comme toute nouvelle version, comme pour Apple par exemple, patience est lemaitre mot. C’est donc un bon mois après que je profite d’une bonne bande passante pour faire la mise à jour.

Mise à jour en ligne

Sur Linux en effet la meilleur façon de mettre son système à jour est tout simplement une connexion internet et un petit clic sur la case : « mettre à jour le système ». Cela change de la mise à jour totale avec sauvegarde, installation et remise des différents dossiers à l’endroit qui va bien.

Sous MacOSX depuis peu cela existe aussi pour faciliter la migration, cela se plante parfois – sous linux aussi cependant.

Un système plus fignolé

Quelques petites heures après un nouveau système prend la place de l’ancien sur deux machines.

Un macbookpro en double boot MacOSX/Ubuntu dont les mises à jour de cette façon se succèdent de cette façon depuis la 8.04. Redémarrage sans problèmes sauf la résolution maximale qui déconne.

Une station de travail sur carte mère Gigabyte EG45M-DS2H et la mise à jour s’est déroulée sans problème.

Le temps de démarrage est raccourci, avec un démarrage graphique de bout en bout, avec une nouvelle police et animation simple. Que du bon.

Le nouveau système a gagné en professionnalisme avec un aspect plus sérieux moins jouet, des icônes de notification simplement grises, du plus bel effet, deux thèmes assez sobres, mais je reste avec Dust.

Pas mal d’améliorations sur le système en lui-même qui permet de gagner fonctionnalités et productivité. Le mentor est clairement MacOSX et cela reste une excellente source d’inspiration.

Il ne me reste plus que d’acheter le T-shirt.

Pour un serveur@Home, venez avec ARM et bagages

Un serveur maison

On parle de plus en plus de mettre ses données sur internet, mais il existe le mouvement contraire qui vise plutôt à mettre vos données chez vous dans un petit serveur sûr et bien à soi.
Hors en dehors des difficultés techniques dont nous parlerons plus tard, les obstacles sont l’encombrement du serveur et la consommation d’un ordinateur laissé allumé 24/24h.

Bien sûr pour certains ce n’est pas un problème, mais avec le prix de l’énergie qui sera de plus en plus élevé, mieux vaut y penser de suite.

Les besoins pour un serveur personnel sont relativement limités.
Petit processeur,
Petite taille,
et faible bruit.

Six joueurs, 36 possibilités ?

Il existe aujourd’hui peu d’offres chez intel ou AMD.
Soit l’Atom avec une consommation faible du processeur dont l’offre est pléthorique, avec des CM, des machines avec ou sans carte graphique performante, voire des serveurs 1U, mais la carte-mère et le chipset associé consomment énormément.
Soit la plateforme de chez AMD qui est peu connue mais qui semble intéressante.
Bien sûr VIA commercialise en Mini ITX des processeur x86, mais les cartes mères sont chères pour un rappot puissance/consommation pas si doué que cela.

Au total le rapport puissance/consommation, le fameux rapport puissance/Watt, n’est pas optimal sur la plateforme x86.

ARM, c’est bon, cela se mange.

Et voilà que depuis quelques mois un “nouvel” acteur dans le monde des processeurs pour ordinateurs : ARM.

Bien sûr ARM n’est pas nouveau, et il est même très connu dans le monde des petits appareils, dont les téléphones portables, serveurs domestiques. Hors ceux-ci sont de plus en plus puissants et ont une contrainte forte initiale inhérente à ce type d’appareils : la consommation. La sortie récente de tablettes avec processeur ARM, telles que l’iPad, le touchbook d’always innovating etc. démontre le potentiel de tels matériels.

Dans le monde ARM je n’ai retrouvé que deux solutions pour un serveur :

  • Le plug computing ou Ordinateur-prise, séduisant mais assez limité même si des solutions plus intéressantes telles que le guru-plug sortent,
  • et des solutions de type ordinateur classique dans un boitier.

Dans cette dernière catégorie le Open-RD est pas mal avec disque dur interne en 2″5, de nombreuses connections classiques, mais non configuré de base, hors ma connaissance en système Linux sur ARM se limite à du Zaurus.
Il existe aussi le genesi MX, très bien fini, pré-configuré avec du ubuntu-karmic optimisé, une prise ethernet, deux usb, du wifi et du bluetooth, un sortie HDMI et un lecteur sdhc.

Le processeur diffère aussi grandement avec un processeur motorola dernier cri sur l’efika, et un plus ancien d’architecture, de chez marvell, sur le open-RD.

Finalement au vu du support j’ai opté pour le Genesi.

Genesi Efika-MX, la belle bête

Au bout d’une petite dizaine de jours de transport (assez cher d’ailleurs) le colis arrive avec une petite surprise : les frais de douanes/tva et les frais à cause de la taxe…
Ce qui sale d’autant plus la note totale, assez importante, mais moins qu’une box sous Atom (on se console comme on peut).

Me voilà donc avec cette petite machine.
Le carton est assez banal, avec à l’intérieur une petite note perso, sympa ;-).
Le déballage met donc en évidence une machine qui respire la qualité, bien finie, avec un bel effet noir laqué, des connecteurs solides, bref que du bon matériel (voir photos).

Deux petits problèmes :

  • le port HDMI, pas d’adaptateur HDMI<->VGA ou DVI sous la main, donc détour au magasin le plus proche,
  • et le cable de l’adaptateur secteur avec une prise américaine, re-détour au magasin pour une prise française, je coupe, je visse et c’est parti…

Premier démarrage en mode console bien sur, et première bonne surprise le ssh est installé de base donc en fait pas besoin d’écran. La config est minimale mais bien pensée, en mode oem pour la personnaliser complètement. Le bruit est inexistant, la machine chauffe un peu et est assez puissante et consomme en pleine charge 9 W (oui 9, neuf quoi). Que du bon.

Ah oui le support par mail et forum http://www.powerdeveloper.org/forums/index.php est excellent, avec des contacts très agréables.

Au total malgré la connectivité limitée (sauf sans fil) et que je trouve inadaptée pour l’HDMI, et le manque d’espace du disque dur (SSD oblige) l’Efika-MX est une très bonne option pour un serveur léger à la maison. Le but initial du constructeur était d’en faire un client, je testerai plus tard.

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Genesi : https://www.genesi-usa.com/

Open-RD : http://www.globalscaletechnologies.com/t-openrdcdetails.aspx

À venir : installer un serveur rails sur cette bébête là.

Fstab et UUID dans Linux Ubuntu

Depuis quelques temps pour monter des disques au démarrage il fallait modifier le fichier fstab dans le dossier /etc/. Cette modification impliquait l’utilisation du nom de la partition de type /dev/hda1.

Maintenant il est plus utile, robuste et recommandé d’utiliser les identifiants unique des disques les UUID.

On les récupèrent en utilisant la commande

sudo blkid

ce qui vous donne alors une liste du type :

/dev/sda1: UUID="237eaa78-7032-4a62-aa63-59378f840e91" TYPE="swap"
/dev/sda5: UUID="0302bbdd-42a3-4585-8f0f-cd60e63696e8" TYPE="ext3"
/dev/sda6: UUID="6db14e52-a118-44ef-9602-0be4f88da306" TYPE="ext4"
/dev/sdb1: LABEL="1To" UUID="48d98961-ffcb-49a6-89d0-7e53480650cd" SEC_TYPE="ext2" TYPE="ext3"
/dev/sdc1: LABEL="500Go" UUID="dec3808c-b9ee-4d50-9c48-d1218d8beb26" TYPE="ext2"
/dev/sdd1: UUID="44de4717-97c9-47f9-9c8f-795fff798910" TYPE="ext3"

Vous récupérez l’UUID et vous l’utilisez dans le fichier /etc/fstab.
Et voilà ;-)

Traverser le rubicon

Mac fan, mais

Ça y est, après des années de fidélité à Apple et ses belles machines toute une série de déboires et de réflexions m’ont amené à prendre le virage Linux.

En effet le temps passant, le matériel Apple perd de sa qualité. Avant c’était (très) cher mais cela durait : j’ai un Power mac G4 2x 450Mhz datant de 9 ans et qui après avoir tourné 3 ans 24/24 en tant que serveur fonctionne encore impeccable.

Tout à un prix ma bonne dame. Maintenant les prix sont plus abordables, avec un design superbe et une finition impeccable, mais la qualité globale est en nette baisse.

Entre les iBook avec la carte vidéo qui déconnent, le PowerMac G5 avec un proc sur deux qui lâche, et ceux qui fuient, le PowerBook G4 qui craque et qui vous électrocute, le macbook pro dont le lecteur CD ne lit que ce qu’il veut, les fils du chargeur qui s’abiment  à vitesse grand V…  la moutarde me montait au nez.

Un PC ?

Ajoutez à cela une orientation de plus en plus fermée de la plate forme iTunes, iPhone et une politique relationnelle toujours aussi hautaine, la décision a progressivement mûrie : Si j’achetai un PC ?

Restait à choisir lequel.

Dell me plaisait bien. avec une vaste gamme de machines dont certaines avec ubuntu dessus, mais l’offre ubuntu est famélique, surtout au niveau portable. Après une recherche chez les revendeurs spécialisés (iventive – très bien, system76 -aussi) l’offre existe mais les portables ne sont pas très élégants et les prix parfois dissuasifs.

HP, Acer et sony ont des machines pas mal, mais chez hp et acer le choix est assez difficile car les sites sont mal conçus, peu explicatifs.  Sony quand à  lui a un support de linux très instable, parfois ça marche parfois non et une politique peu engageante.

Dell latitude 6500dell latitude 6500 face

Retour donc chez Dell où la recherche est assez simple dans une gamme par contre assez confuse. On retrouve le performant Latitude 6500, un 15″ assez élégant sur les photos et complet au plan des caractéristiques.

Et pour quelques 700 € de moins que le modèle équivalent d’Apple, les trois ans de garantie inclus, on a une machine qui en remplit les mêmes fonctions.

Plusieurs jours après, la livraison est assez longue (15j), arrive le fameux latitude. Livré avec Windows 7 malgré mes protestations peu véhémentes car j’en aurais peut-être l’utilité.

De première vue le capot est du plus bel effet. Noir brossé, élégant sans en faire trop.

Le reste de la finition est cependant un bon cran en dessous d’Apple, avec un système de verrouillage un peu toc, et un dessous très marqué PC : autocollants, ouïes d’aération, vis apparentes …  Le chargeur est par contre élégant, léger, facile a ranger.

Dell Latitude 6500 et Linux ?

Premier démarrage, rapide et silencieux, je zappe rapidement Windows et installe ubuntu 9.04 sur le CD.

Le bios est configuré pour démarrer sur le CD, bien.

dell latitude 6500 dosPuis j’installe l’upgrade 9.10 sans coup férir, via la mise à jour système.

Et là, du pur plaisir. Tout est reconnu sans problème, la machine est rapide, silencieuse, les performances sont excellentes, la webcam fonctionne bien, comme la mise en veille, souvent un point problématique sous linux.

Après quelques personnalisations la machine est très agréable et c’est sans regret que je quitte Apple pour un Dell certes moins bien fini mais moins cher et parfaitement reconnu par Ubuntu. Le latitude 6500 est donc une excellente machine, parfaite sous linux, ne serait-ce son windows qui l’encombre.