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Linux sur Hp x360 Spectre

Une semaine avec un HP x360 Spectre édition spéciale.Hp spectre x360 dans sa boite

Les pré-requis

Pour remplacer un macbook pro de 2006 encore vaillant et boosté par une association de ssd et de RAM, je recherchai un ordinateur portable compact (maximum 35 de large) donc plutôt 13″, avec une autonomie maximale, un écran de qualité (mais pas forcément en très haute définition au vu de l’impact sur l’autonomie) et une très bonne compatibilité linux. Le facteur Wouah étant un plus appréciable avec une qualité de fabrication limite parfaite.

J’ai de plus besoin d’un windows, malheureusement, pour accéder au progiciel du travail. J’aurai pu utiliser une VM mais bon…

Lequel choisir ?

Le choix est grand, j’ai mis le mac de côté avec un macbook pro 13″ qui a deux ports thunderbird dont l’utilité hors un port mini displayport me seront limités.
De plus il y a de plus en plus de machines séduisantes du côté PC.

La première est la Dell xps13 nouvelle version. Hyper séduisante, autonome, d’une petit taille qui me semblait en effet parfaitement convenir et il y a une version developpeur qui semble promettre une compatibilité linux (au moins ubuntu avec une version spécialement modifiée et téléchargeable sur le site de Dell).

Je connais un peu les machines Dell et je les trouve de plus en plus sérieuses et d’une qualité honnête. Mais la version developper semble connaitre quelques problèmes de compatibilité malgré les effortd d’une équipe dédiée  et de plus la nouvelle version avec les processeurs de sixième génération n’est pas encore supportée par Ubuntu/dell.
x360 à platEt puis HP décide enfin de rentrer dans la course de machines puissantes, au design de qualité. La marque m’apparaissait comme plutôt plan-plan sans innovation ni risque particulier pris tant sur le design que sur la nouveauté technologique.
Le bon a priori étant l’excellent support de leurs périphériques sous linux (je ne prend plus que des imprimantes HP dorénavant).

Finalement un HP x360

Et HP a une carte majeure le x360 Spectre. C’est a priori, selon les tests, un PC 13″ avec une excellente qualité de fabrication, une autonomie excellente (en dessous du mac mais qui a un écran bien moins bon) et la possibilité d’une transformation en tablette, écran positionnable verticalement en mode “tente”.

J’ai donc sauté sur l’occasion de leur version spéciale Bang&Olufsen qui au lieu d’être parée de la désormais traditionnelle livrée grise alu (déjà assez jolie) est d’un gris sombre rehaussée de reflets cuivrés du plus bel effet.x360 spectre bord droit

La livraison est rapide (moins de 48h) et le modèle que j’ai commandé est le “bas de gamme” avec un i5 de sixième génération et un écran fullHD au lieu du haut de gamme i7 et écran quadHD (toujours une question d’autonomie).

Premier contact la machine est livrée dans un écrin luxueux, un peu trop volumineux peut-être, du plus bel effet. Et la machine est superbe avec un aluminium sombre qui tire à mon sens sur le chocolat/anthracite. Les aplats cuivrés/or sont limite bling bling mais suffisament discrets. la prise en main est bonne, sans risque de glisse accidentelle, on peut enlever des vis pour visiblement accéder aux composants assez facilement.

x360 bord gauchePremier démarrage sous windows 10, rapide et silencieux. Le temps de désactiver le secure boot (dans un sous menu du bios accédé avec esc + F10) et de régler le démarrage sur une clef usb, puis de diminuer la taille de la partition windows à 50Go. Il me reste 200 Go pour une installation de linux.

Installation de linux

Redémarrage avec une clef usb  avec elementaryos et échec bête, elementaryos ne supporte pas encore l’uefi.
Je reste classique pour un premier essai avec la dernière version d’ubuntu, la 15.10 en version gnome. J’utilise déjà quotidiennement debian testing et fedora mais ubuntu reste une valeur sûre.

Le démarrage se passe sans problèmes et l’installation avec une partition séparée /home.

DSCF5824Premier redémarrage extrêmement rapide en 14 secondes… Et première bonne surprise le son fonctionne. C’était a priori un problème connu et rapporté, avec une correction simple mais visiblement le bios a été corrigé par HP. Un bon point de plus.
Il est en plus d’excellente qualité, profond et sans saturation à fort volume.
Et pour le reste ? et bien tout fonctionne, les touches spéciales du clavier (avec une configuration possible dans le bios des touches de fonction ou d’action) le trackpad est agréable avec une gestion des mouvements à deux doigts, le clique par tapotement. Il est large avec un clique cependant un peu dur à mon goût. Il existe deux touches sur le côté pour le réglage du son et la touche windows qui fonctionnent elles aussi parfaitement.

Je n’ai pas testé particulièrement l’autonomie mais j’ai suivant les indications du panel gnome une autonomie de 8-10 heures, amplement suffisant pour mes besoins et je l’ai utilisé, mis en veille plusieurs heures et utilisé à nouveau avec une autonomie impressionnante.x360 gnome linux

Ce qui ne fonctionne pas c’est la rotation de l’image automatique en mode tablette… En mode tente c’est un peu gênant mais vlc gère la rotation de la vidéo sans problèmes.

Une semaine après une utilisation quotidienne, des mises à jour la qualité ne s’est pas démentie l’écran est brillant certes mais très lumineux j’ai augmenté la taille minimale des caractères pour mes pauvres yeux.

Au final une excellente machine sous linux.

Ubuntu et le magic trackpad d’Apple.

Le magic trackpad et UbuntuDans le choix des périphériques Apple a eu une grande longueur d’avance avec l’utilisation des trackpad et autres pavés tactiles des portables.

Gestuelles et utilisation avancées sont de mise pour la gestion des interactions avec le système MacOSX.

Devant un certain succès et sûrement dans une vision à long terme de convergence avec iOS (le système qui fait marcher les portables iPhone et autres iPad), maintenant secret de polichinelle, est sorti le magic trackpad.

 

C’est un bel objet, d’aluminium brossé, et verre gris avec une surface douce, satinée. Comme d’habitude le design très travaillé et l’excellente qualité de fabrication sont un vrai plaisir.

Qui a un coût : 69€.
Cependant il existe des points noirs tels que cette manie de tout faire sans fil, consommateur de piles (fussent-elles de chez Apple) et générateur d’ondes.

Le problème c’est que chez Apple pour profiter à plein du machin il faut le dernier système à jour. Hors je suis resté bloqué sur Tiger sur la machine que je souhaitais utiliser, et ma machine principale est sous Linux Ubuntu dernière version.

J’ai donc commencé par utiliser Magic Trackpad avec ma station Linux, un peu déçu car n’était reconnu que le simple mouvement de la souris, comme un simple pavé tactile de portable.

Une utilisation quasi optimale.

Puis au fur et à mesure des versions et des mises à jour de plus en plus de gestuelles ont été reconnues avec un certain plaisir et grâce au travail entre autres de cette équipe (entre autres, il doit bien y avoir d’autres personnes dont les testeurs).

Actuellement sont reconnues :

  • Le déplacement du curseur avec un doigt (normal),
  • Le défilement vertical à deux doigts,
  • Le défilement horizontal à deux doigts,
  • Le toucher à trois doigts,

    Fenêtre obtenue avec le toucher à 3 doigts
    Fenêtre obtenue avec le toucher à 3 doigts
  • Le clic en touchant,
  • Le toucher à 4 doigts qui lance le dash de Unity.

Les manques sont: le balayage à gauche et à droite, la rotation et le zoom.

Finalement le plaisir de l’utilisation est réel, il permet de changer de type de manipulation et doit permettre réduire la survenue probable de RSI.

Une utilité pour une utilisation superficielle.

Il reste que certains points noirs subsistent, mais qui sont indépendants de la plate-forme.

La navigation est agréable mais peu précise.

Et surtout le clic est dur, et provoque le mouvement du curseur, rendant impossible un travail un tant soit peu sérieux.

Au total le Magic Trackpad est un périphérique de saisie agréable, de mieux en mieux supporté sous Ubuntu mais dont pas mal de défauts entachent la véritable utilité. C’est un appoint mais loin de remplacer la souris dans la vie de tout les jours, sauf si vous vous limitez au surf.

Coitus interruptus, Samsung Galaxy S.

Trois mois avec le Samsung Galaxy S.

Au bout d’un certain temps la technologie s’use, et l’utilisation d’un brave téléphone Nokia datant de 2005 commençait à être difficile avec une batterie un peu faible et un appel consumériste difficle à réprouver. À l’occasion d’une “promo” et assez attiré par les smartphone j’ai changé pour Samsung Galaxy S (je ne semble pas avoir été le seul, 10 Million de ventes?).

Pourquoi pas un iPhone ?

Plusieurs problèmes :

  • Une compatibilité avec Linux imparfaite, pour la gestion des médias (on doit compter sur les programmes libres très bien, mais fragiles si les méthodes de chiffrage/protection d’Apple changent);
  • Une fermeture à l’installation de logiciels de tierce parties, dont une licence peu compatible avec des logiciels libres (quoique ce n’est pas trop clair voir GnuGo et VLC);
  • Des forfaits assez chers.

L’iPhone est une merveille ne terme de design, et d’intégration avec un système très rapide et réactif, mais ces défauts cités sont trop rédhibitoires et passer par un jailbreak est un peu illogique. En plus il était plus cher ;-)

Le Galaxy S de de Samsung

Premier contact, bel objet.

L’écrin de présentation fait très classe d’un beau noir, avec une présentaton soignée des accessoires, un CD fourni, un chargeur et un cable Usb-mini-USB data (j’y reviendrai).
Le téléphone aussi est séduisant, mince avec une légère renflure dans le dos en bas, un bel écran brillant avec un pourtour en chromé, un dos en plastique brillant un peu lisse. L’inspiration venant de l’iphone est assez évidente.

On le démonte assez facilement (contrairement à mon ancien Nokia…) et là le dos fait assez toc, flexible et peu épais, les ergots sont cependant assez costauds, la batterie est amovible et le placement de la carte sim aisé.

À l’allumage on est assez surpris par deux choses : le son bruyant et limite insupportable du “jingle” de l’opérateur, et l’excellente qualité de l’écran. Le son est impossible à désactiver (pas trouvé l’option en tout cas) et l’écran est net, très lumineux (voire trop il est toujours en luminosité minimale pour moi).

Et à l’allumage ?

L’utilisation initiale est satisfaisante avec une bonne réactivité, une facilité d’utilisation favorisée par la copie manifeste de l’interface du leader du marché (j’ai dit iPhone/iOS ?), et des applications installées assez utiles, et pas mal d’inutiles dont toutes celles de l’opérateur envahissant.
Premier problème la nécessité d’avoir un compte Google pour avoir accès à la fonction calendrier, j’avais oublié que l’on était sous Android par Google. Le problème est que du coup tout est synchronisé, les mails, les contacts même s’ils n’ont pas le téléphone. On peut configurer mais c’est un peu déroutant, embêtant, casse-pied. J’ai été obligé de créer un compte google bidon qui partage les événements de calendrier. depuis la mise à jour il est possible d’utiliser un compte de type Exchange, pas encore essayé.

L’installation des applications, très nombreuses, mais dont il est difficile d’apprécier la qualité, est simple, possible via le téléphone en direct ou par glissé déposé du fichier .apk sur les disques qui apparaissent sur l’ordinateur une fois branché (reconnaissance parfaite, en support de masse USB, d’ailleurs sous Linux Ubuntu, MacOSX Leopard et Windows XP).

Quand au dialogue avec l’ordinateur parlons-en. Elle est possible via bluetooth, assez simplement sur les trois OS, mais la liste des fichiers dans les dossiers n’est pas accessible…  On obtient juste les dossiers mais rien dedans, bizarre.
En USB il ya une bizarrerie, il faut un cable USB-MiniUSB assez spécial, dit Data. J’ai essayé avec un cable de chargeur, impossible. De plus ces cables sont assez rares non disponibles dans trois boutiques de l’opérateur, ce qui au total donne une sensation désagréable de verrouillage assez incompréhensible. Le jour où je perds le cable impossible de synchroniser les données… Parfait.

La connexion en WiFi fonctionne elle très bien, ce qui évite de pomper le forfait 3G en configurant le Mac en point d’accès WiFi (plus complexe sous Linux).

Donc au total les premières impressions sont très positives, reste l’usage.

À l’usage par contre…

On déchante assez vite.

Le GPS est assez lent (de l’ordre de 2-5 minutes pour faire le point, et bouffe la batterie à un rythme impressionant.
La 3G fonctionne très bien quand vous êtes sous couverture avec un débit très correct, mais là aussi la batterie s’évapore.
Donc si vous utilisez l’application Maps avec géolocalisation, qui fonctionne très bien par ailleurs, la batterie se vide très rapidement et vous n’avez pas intérêt à être perdu trop longtemps.

L’UI est un peu agaçante avec un manque d’unité, de logique qui vous fait rechercher le bouton OK, qui change de place suivant les réglages et autres applications, ce même bouton OK qui devient “valider”, “aller à”, “mettre à jour” même quand le contexte ne laisse pas de doutes.

Le matériel est assez solide avec juste quelques rayures sur le dos en plastique et rien sur l’écran, et ceci malgré des chutes assez nombreuses.

Mais surtout la rapidité de réponses au gestes tactiles devient de plus de plus erratique, lente, avec des lancements d’applications qui durent plusieurs secondes (genre 5-30sec) un décrochage d’appel qui devient aléatoire (ce qui est un comble pour un téléphone, non?) un plantage d’applications en pleine saisie, des boutons physiques qui ne répondent plus, ou trop tard (une fois qu’on a appuyé 10 fois dessus, avec les conséquences que vous pouvez deviner) etc.

Malgré un redémarrage, une mise à jour vers Android 2.2 sans problèmes via Kies le logiciel perso sous Windows, la présence de quelques applications sans plus (il reste pas mal de place sur les supports interne) et l’application de quelques conseils glanés de ci de là, le problème persiste assez agaçant. Faut-il tout effacer et remettre à 0?

Un téléphone allumeur

Finalement le Samsung S est un téléphone séduisant mais au bout de quelques mois le plaisir diminue grandement, surtout comparé à un iPhone 3GS assez ancien maintenant dont la réactivité me laisse vert de jalousie.

Ah oui j’ai quand même des applications préférées qui sont :

  • Obenkyo, pour réviser apprendre les hiragana, katakana, et autres Kanji, très bien,
  • Angry Birds ultra connu, apparement très indiscret mais très addictif,
  • Ebay application officielle,
  • Tomdroid application simple de consultations de notes synchronisées sur UbuntuOne,
  • Et bien sur, le calendrier.

De la nature des claviers

En informatique comme partout il y a de la qualité, du marketing, du bas de gamme, et du snobisme. à l’occasion d’un changement de clavier je me suis renseigné sur “l’Art des claviers”.

On peut parler d’art car la science et la technique des claviers est impressionnante.

Les claviers utilisent différentes technologies décrites de façon quasi-exhaustive dans entre autres un article sur le site de Hardware-fr, et un dans wikipedia .

Différents claviers …

Dômes de caooutchouc

Technologie des ciseaux pour les claviers plats.
Technologie des ciseaux pour les claviers plats.

En gros il y a maintenant les claviers bas de gamme, abordables mais avec un toucher de mauvaise qualité basée sur une technologie de dômes en caoutchouc d’une durée de vie assez courte.

Les ciseaux (scissor switch)

Il y a la technologie dite des ciseaux utilisée dans les claviers plats dits “chicklets” de type Apple, des portables, avec une bonne qualité et une bonne vitesse de frappe, une accessibilité très satisfaisante. La durée de vie est un peu meilleure que celle des dômes de catoutchouc, mais loin des meilleurs.

Car il y a mieux.

Et les claviers mécaniques

Les claviers mécaniques sont probablement les plus anciens, dont le grand ancien révéré est le model M d’IBM avec un son très cliquant et une touche assez dure qui a ses inconditionnels.

Buckling spring

Les touches sont soutenues par un ressort plus ou moins dur que l’on enfonce jusqu’au contact.

La technologie d’IBM est la propriété de Unicomp qui vend encore des claviers, même si le site fait très années 2000.

Les trois principales, avec le schéma physique (Images de EliteKeyboard).

Cherry le chéri

Puis il y a le grand chef sous le nom de Cherry, qui comme son nom l’indique est une entreprise allemande qui fabrique de nombreux mécanismes de touches. Celle-ci, en fonction des couleurs et des références, ont plusieurs caractéristiques.

Restons sur les plus connues les Mécaniques MX.

(voir le Wiki de Geekhack, un forum de référence).

  • Les noires assez dures mais pas trop bruyantes,
  • les bleues, pas trop dures avec une course linéaire, un son cliquant net à la IBM,
  • les marrons les plus silencieuses avec un toucher léger et une nuisance sonore très modérée (a priori mes préférés parmi les cherry),
  • les blanches peu de différence avec les marrons, en un peu plus dure.

Il en existe d’autres mais plus rares ou exotiques (cherry MY).

Elles sont très réputées, sont dans la plupart des claviers de qualité, et ont là aussi leurs inconditionnels suivant leur type.

Topre, trop Top

Enfin l’Outsider sous le nom de Topre qui a une technologie originale combinant le ressort des techniques mécaniques pures et dôme en caoutchouc de qualité pour une frappe douce, très peu bruyante. Il équipe surtout des claviers japonais dont Le Happy Hacking Keyboard Pro 2 (attention pas le light qui est d’une beaucoup moins bonne qualité) et les Realforce. Il en existe cependant d’autres.

Suite au prochain article…

Ca y est, ils l’ont fait !

Il y avait l’iPhone à l’immense succès, puis vint l’ipad qui semble parti sur la même voie. Mais moi qui résistait à ces machines diablement séduisantes mais terriblement fermées, voilà la dernière version de l’iphone sortie et je crains que Apple ne soit le nom akkadien du démon de l’envie technologique.

iPhone 4, objet de désir

Ce dernier né, pourtant vu depuis des jours sur de nombreux sites Internet, est un pur objet de techno-luxure.

Il est bien fichu, mince, puissant et aux capacités multiples.

Il va encore faire un tabac.

Il serait peut-être temps que les concurrents se sortent les deux mains du derrière non ?!

Pour un serveur@Home, venez avec ARM et bagages

Un serveur maison

On parle de plus en plus de mettre ses données sur internet, mais il existe le mouvement contraire qui vise plutôt à mettre vos données chez vous dans un petit serveur sûr et bien à soi.
Hors en dehors des difficultés techniques dont nous parlerons plus tard, les obstacles sont l’encombrement du serveur et la consommation d’un ordinateur laissé allumé 24/24h.

Bien sûr pour certains ce n’est pas un problème, mais avec le prix de l’énergie qui sera de plus en plus élevé, mieux vaut y penser de suite.

Les besoins pour un serveur personnel sont relativement limités.
Petit processeur,
Petite taille,
et faible bruit.

Six joueurs, 36 possibilités ?

Il existe aujourd’hui peu d’offres chez intel ou AMD.
Soit l’Atom avec une consommation faible du processeur dont l’offre est pléthorique, avec des CM, des machines avec ou sans carte graphique performante, voire des serveurs 1U, mais la carte-mère et le chipset associé consomment énormément.
Soit la plateforme de chez AMD qui est peu connue mais qui semble intéressante.
Bien sûr VIA commercialise en Mini ITX des processeur x86, mais les cartes mères sont chères pour un rappot puissance/consommation pas si doué que cela.

Au total le rapport puissance/consommation, le fameux rapport puissance/Watt, n’est pas optimal sur la plateforme x86.

ARM, c’est bon, cela se mange.

Et voilà que depuis quelques mois un “nouvel” acteur dans le monde des processeurs pour ordinateurs : ARM.

Bien sûr ARM n’est pas nouveau, et il est même très connu dans le monde des petits appareils, dont les téléphones portables, serveurs domestiques. Hors ceux-ci sont de plus en plus puissants et ont une contrainte forte initiale inhérente à ce type d’appareils : la consommation. La sortie récente de tablettes avec processeur ARM, telles que l’iPad, le touchbook d’always innovating etc. démontre le potentiel de tels matériels.

Dans le monde ARM je n’ai retrouvé que deux solutions pour un serveur :

  • Le plug computing ou Ordinateur-prise, séduisant mais assez limité même si des solutions plus intéressantes telles que le guru-plug sortent,
  • et des solutions de type ordinateur classique dans un boitier.

Dans cette dernière catégorie le Open-RD est pas mal avec disque dur interne en 2″5, de nombreuses connections classiques, mais non configuré de base, hors ma connaissance en système Linux sur ARM se limite à du Zaurus.
Il existe aussi le genesi MX, très bien fini, pré-configuré avec du ubuntu-karmic optimisé, une prise ethernet, deux usb, du wifi et du bluetooth, un sortie HDMI et un lecteur sdhc.

Le processeur diffère aussi grandement avec un processeur motorola dernier cri sur l’efika, et un plus ancien d’architecture, de chez marvell, sur le open-RD.

Finalement au vu du support j’ai opté pour le Genesi.

Genesi Efika-MX, la belle bête

Au bout d’une petite dizaine de jours de transport (assez cher d’ailleurs) le colis arrive avec une petite surprise : les frais de douanes/tva et les frais à cause de la taxe…
Ce qui sale d’autant plus la note totale, assez importante, mais moins qu’une box sous Atom (on se console comme on peut).

Me voilà donc avec cette petite machine.
Le carton est assez banal, avec à l’intérieur une petite note perso, sympa ;-).
Le déballage met donc en évidence une machine qui respire la qualité, bien finie, avec un bel effet noir laqué, des connecteurs solides, bref que du bon matériel (voir photos).

Deux petits problèmes :

  • le port HDMI, pas d’adaptateur HDMI<->VGA ou DVI sous la main, donc détour au magasin le plus proche,
  • et le cable de l’adaptateur secteur avec une prise américaine, re-détour au magasin pour une prise française, je coupe, je visse et c’est parti…

Premier démarrage en mode console bien sur, et première bonne surprise le ssh est installé de base donc en fait pas besoin d’écran. La config est minimale mais bien pensée, en mode oem pour la personnaliser complètement. Le bruit est inexistant, la machine chauffe un peu et est assez puissante et consomme en pleine charge 9 W (oui 9, neuf quoi). Que du bon.

Ah oui le support par mail et forum http://www.powerdeveloper.org/forums/index.php est excellent, avec des contacts très agréables.

Au total malgré la connectivité limitée (sauf sans fil) et que je trouve inadaptée pour l’HDMI, et le manque d’espace du disque dur (SSD oblige) l’Efika-MX est une très bonne option pour un serveur léger à la maison. Le but initial du constructeur était d’en faire un client, je testerai plus tard.

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Genesi : https://www.genesi-usa.com/

Open-RD : http://www.globalscaletechnologies.com/t-openrdcdetails.aspx

À venir : installer un serveur rails sur cette bébête là.

iPad therefore iAm ?

iPad les mains dessusÇa y est finalement Apple, après avoir fait monter la tension des aficionados Mac depuis un bon mois comme elle sait parfaitement le faire, a montré son dernier iJoujou en date : l’iPad.

Et si le concept n’est pas nouveau (voir le touchbook de Always innovating, la tablette HP ou même archos), Apple a encore fait ce qu’elle sait faire de mieux :

  • Une grand messe parfaitement orchestrée par un Steve Jobs toujours excellent, avec son lot de waooww, amazing et de fausses vérités,
  • Un produit sexy, bel objet et taillant dans le vif pour atteindre cette épure caractéristique,
  • Une interface fantastiquement simple de prime abord.

Difficile de se prononcer plus en détail sur l’objet vu que peu de personnes l’ont réellement tenu en main mais on peux élargir la vue en revenant sur quelques fondamentaux :

Le succès d’Apple c’est la simplicité.

La simplicité dans le Design

Avec des machines épurées, fonctionnelles certes amputées de certaines fonctions qui feront hurler au loup l’amateur éclairé voire le passionné (on dit geek pour faire branché informatique en ce moment), mais qui facilitent la prise en main et l’expression de leur potentiel.

Mine de rien c’est une façon de penser que peu ont. La tendance dictée par les ingénieurs est d’en mettre toujours plus, ce que je trouve séduisant, mais qui au final augmente le prix de la machine, la complexité et sert à peu de personnes (qui s’est servi de toutes les fonctions de son téléphone Nokia par exemple ?).

Hors les machines chez Apple sont dessinées par des designers et les ingénieurs se plient aux exigences. C’est la prééminence de la fonctionnalité sur la fonction. Cela donne certes des appareils sûrement frustrants pour pas mal de gens mais pour la majorité, et c’est là cible actuelle d’Apple, c’est un point important.

La simplicité dans l’interface…

Apple est un constructeur de machines dont le système n’en est que le faire valoir. Et ce qui attire c’est l’ergonomie travaillée, la logique dans le focntionnement et la simplicité de l’interface.

Et Apple reste le meilleur dans cette simplicité apparenteafin d’attirer les utilisateurs qui ne seront pas forécment attirés par un ordinateur classsique.

Au service d’une nouvelle ère ?

Car mine de rien Apple nous refait peut-être le coup du “Hello world” de 1984. Une nouvelle interface et une nouvelle façon d’utiliser l’ordinateur afin de changer le rapport et d’amener une révolution dans les usages. est-ce un nouvel exemple de l’informatique convivial ?

C’est fort possible.

Mais le concept très fermé (tout est décidé par Apple, de l’interface aux logiciels, en passant par le matériel) apparait plutôt pour nombre d’utilisateurs comme une régression. C’est une sorte de pacte avec le diable, j’échange un peu de liberté contre de la simplicité. En n’espérant pas que, comme disait B Franklin, celui qui échange sa liberté contre de la sécurité perdra au final et sa liberté et sa sécurité.

Tout dépendra du succès commercial, et je crains pense que celui-ci sera au rendez-vous.

BÉPO or not bépo

Dans le cadre de non travail je tape du texte à longueur de journée, et la fatigue se ressent sur les doigts, les mains et les poignets.

J’ai donc commencé à chercher autre chose, et suis tombé sur cela : le clavier bépo, du nom des lettres qui remplacent l’azerty classique. Cette disposition de touches promet un déplacement moindre des doigts, occasionnant une moindre fatigue et une plus grande rapidité de frappe.

Qu’en est il?

Il existe plusieurs façons de passer à bépo :

  • L’achat d’un clavier typematrix associé à une “peau” en silicone reproduisant le mappage bépo.
    • Le clavier est de très bonne qualité, non rétroéclairé, avec une tape précise et courte, bien nette, de la qualité des claviers apple.
    • Mais la “peau” en silicone même bien ajustée ne colle pas parfaitement, bouge, s’encrasse facilement -même si elle se lave aussi facilement-.
  • La pose d’autocollants beaujoie qui permettent de changer de disposition des caractères du clavier. De très bonne qualité, ils se collent sur le clavier et remplacent la disposition habituelle.
  • L’achat de claviers plus techniques, ergonomiques mais à l’aspect très “étonnant”.

Les deux premières méthodes sont mes préférées.

Une fois le matériel posé, il faut que votre OS reconnaisse la nouvelle répartition des touches. Pour ceci que cela soit sous Linux, MacOS ou même si vous utilisez encore windows, le téléchargement et l’installation des logiciels nécessaires à la prise en charge du clavier est assez simple.

Reste le plus difficile, et là c’est la pure souffrance. Habitué aux ordinateurs depuis maintenant, euh…, 28 ans, passer d’un clavier azerty que l’on maitrise avec une frappe rapide vers un clavier ou la tape d’une lettre prend de 2 à 6 sec est une énorme frustration. J’ai du renoncer à une utilisation professionnelle afin de l’entraîner tranquillement à domicile. Le tout est de ne pas se décourager.

Mais finalement l’adaptation vient, les touches tombent naturellement sous les doigts avec un déplacement des poignets vraiment réduit et au total, même si je ne suis pas encore assez rapide, un plaisir de la frappe amélioré.

Le bépo une fois tenté c’est un vrai plaisir de frappe tranquille et efficace.

Vous vous y mettez quand ?

Bouquin numérique la voie de la maturité.

kindledxJ’ai toujours pensé (mais vous me direz que vous vous en fichez ;-P ) que le livre électronique n’avait aucun avenir, mais sur le plan personnel ou professionnel je m’aperçois de plus en plus de la nécessité de transporter une tonne de livres, documents dossiers, manuels … tous plus volumineux les uns que les autres.

L’encombrement étant une donnée romantique mais fort peu pratique l’envie d’un livre numérique comme le défunt Cytale a commencé à naître.

Relancer le marché ?

Cette envie s”est ravivée hier avec l’annonce d’Amazon du Kindle DX, grand frère du Kindle 2 qui améliore pas mal de choses : la résolution, la taille (mais cela peut aussi être un mauvais point) les connexions (3G mais pas de Wi-Fi) mais surtout les formats dont le fameux PDF qui ouvre la voie aux documents personnels.

Reste le prix, encore assez élevé et à rapporter à la qualité, et les éventuels formats bourrés de DRM qui risquent de tuer le produit si les éditeurs sont aussi idiots que les majors musicales.

Il existe bien sûr des concurrents mais Amazon possède l’appareil et le canal de distribution ce qui un duo comparable à iPod et itunes. Ce qui pour la musique était déjà franchement désagréable au temps des fichiers « protégés » risque de devenir insupportable pour les livres.

Un livre « écologique » ?

En marge du produit technologique, l’un des arguments serait le caractère écologique du produit.
C’est bien vite oublier qu’un bilan carbone ne se résume pas au produit et à ce qu’il remplace, mais aussi à l’infrastructure pour la production, le transport, à la fois du matériel et du logiciel, sans compter le recyclage (encore problématique) et le renouvellement du sus-dit matériel qui est une grande spécialité de l’informatique et des gadgets technologiques en tout genre.

Ce n’est donc pas une solution a priori satisfaisante, mais cela s’étudie (et sincèrement à vue de nez j’en doute).

Au total, un concept intéressant associant lecteur et lecture (nombreux journaux) mais qui bloque encore à certains endroits.

Bientôt un essai ?