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Morlaix, faut-il karchériser la racaille ?

Alors voilà un groupe d’individu en bande organisé débarque au centre ville et brûle de nombreux batiments publics, du mobilier urbain et n’ont pas été inquiétés.

Mais que fait la police contre ces hooligans, ces casseurs. Rien. Même la maire UMP de la ville les défend et trouve une excuse. La comparution immédiate n’a pas été appliquée. Est-ce le monde à l’envers ?
Ou encore de l’angélisme judiciaire de la part de représentants de la république laxistes.

Mais ce sont de maraicheurs, soutenus par la FDSEA (la même qui a lutté contre l’interdiction de l’épandage de pesticides près des écoles et autres lieux publics… lien1 lien2 etc. ). J’ai beaucoup de respect pour les agriculteurs, probablement aussi pour les bretons.

Alors on ne dit rien…

Mais pour ceux qui ont vécu de subventions, à fond dans un modéle d’agriculture subventionnée, productiviste et intensive pendant des années, et qui mordent la puissance publique qui les nourit et les protège (que serait une Eurpoe et une France avec un marché agricole ouvert ? un désert paysan à part des céréaliers dopés aux pesticides) quelle devrait être l’attitude ?

Toujours aussi étonnant.

Qu’est-ce que le mal ?

Est-ce le mal désincarné sous la forme de la fatalité qui frappe sans distinction et donne douleur, souffrances et destruction ?
Ou est-ce la volonté délibérée de provoquer ces mêmes maux et de rompre un certain équilibre ou au moins de bloquer une avancée vers plus d’équité?

Au vu de ce qui préoccupe encore pas mal de gens sur la planète la comparaison, qui n’est pas raison, de deux événements majeurs donne à réfléchir.

D’un côté la fatalité de la nature et ses conséquences dues à une certaine désinvolture humaine, dont on a la démonstration au Japon ces derniers jours.

De l’autre la répression des dictatures sur les peuples qui se révoltent contre une oppression et une inégalité criante. Il est toujours étonnant malgré une imprégnation mondiale par la morale judéo-chrétienne (mais pas la seule) que certains par goût du pouvoir et de l’argent plongent délibérément dans le mal sans ambages.

Le dilemne de l’inaction

Mais connaître le mal et laisser faire, qu’est-ce donc ?

En Lybie dans la suite des révoltes exaltantes de Tunisie et d’égypte a commencé à prendre sa detrinée en mains sans compter sur son dictateur de dirigeant. Mais hélas la meilleure volonté du Monde ne lutte pas contre les chiffres et la poids des armes. Ainsi après l’espoir la situation s’inverse et le mal et son cortège regagne du terrain.
Dans si ce n’est une certaine indifférence, une absence de réaction des autres pays.

On a parlé des progroms, des génocides, des massacres, avec à chaque fois les “plus jamais ça” déclarés.

Cela sera-t-il encore un fois le triomphe du mal ?

MAM, “Casse toi pov’conne” ?

Ainsi être ministre est loin d’être un sinécure et on a coutume de dire qu’on l’est 24/24h.

On a parlé aussi dans l’affaire du Mediator des influences et autres conflit d’intérêt liés à des contrats ou une promiscuité entre politiques et industriels.

Hors voici une ministre en exercice qui non content, comme de nombreux autres politiques de tout bords, de partir régulièrement en vacances dans une dictature policière qui torture et tue, déclare sans rire pouvoir aider à la répression des manifestants tunisiens.

Sans rire.

Déjà, après une telle réaction, être restée en poste, et se regarder sans honte dans le miroir, est le signe d’un amoralité et d’un manque d’éthique qui dégoute.

La fameuse Realpolitik nécessite certes des relations entre états avec des gens peu recommandables et des régimes parfois ignobles. Mais apprendre finalement les relations privilégiées entre certains caciques du pouvoir dictatorial et cette femme plusieurs fois ministre, sous plusieurs présidents, ne fait qu’aggraver son cas. Sous le régime d’un président qui déclare vouloir changer la façon de gouverner (mais c’est un multi-récidiviste de la déclaration non suivie d’effets, une sorte de grande gueule/p’tite bite) c’est encore une fois assez cocasse.

Alors aura-t-elle assez de courage pour démissionner.?

Hélas le courage est une vertu française illustrée par Cambronne mais qui n’est pas pathognomonique de la classe politique.

La tunisie, le pays ami

Tataouine, sud tunisie (oui oui Star Wars)

La Tunisie est un peu le second pays coqueluche du maghreb, certes sur trois , le premier étant le Maroc.

Le fait d’avoir été la pays ayant hébergé un grande communauté juive, italienne et française pendant des années, lui confère encore une popularité importante. De plus le succès de son tourisme pas cher, sur Djerba ou ailleurs, fait qu’il reste un lieu de villégiature favori de nombreux français.

Cependant il est difficile d’oublier que ce pays est une dictature policière, avec un régime du parti unique qui pratique la torture, la répression journalistique et politique .

Au vu des événements récents, ont on ne sait pas encore la teneur complète, et la saura-t-on jamais, il est malheureux de voir les propos récents de personnes attachées au pays qui en sont encore à négliger le fait que c’est une dictature. Une démocratie ne serait pas bonne pour des arabes semblent-ils sous entendre…

Alors certes le motif évoqué est la peur de l’islamisme, mais à force de favoriser la répression plutôt que l’évolution dans le bon sens, la Tunisie risque de se retrouver avec un régime beaucoup plus déplaisant pour les pays qui ferment les yeux.

L’exemple de l’Iran et de plusieurs pays d’amérique du Sud est pourtant assez frappant.

Qui vivra verra, mais je verrai bien le sieur Ben ali partir rapidement si l’armée se met du côté des insurgés. En Iran ?

Wikileaks, à vivre sans risque…

Wikileaks est un site qui peut être contestable dans sa forme et dans ses actions, mais suite à la révélation de mémo internes de la diplomatie américaine, qui n’ont rien de faramineux si ce n’est mettre des certitudes sur de forts soupçons, ce sont les méthodes employées pour les tentatives de blocages qui sont les plus à craindre.

Qu’un état se donne le droit que bloquer un site, de déclencher des attaques de DDOS qui sont punies sérieusement par la loi dans de nombreux pays, dont les états-unis,

qu’un ministre Français déclare qu’un site est illégal sans aucune décision de justice ne soit prise,

que des accusations de viol (en fait des accusations de rapports sexuels non protégés …) fleurissent au bon moment avec un mandat d’arrêt international, qui n’est même pas délivré pour des corrompus notoires, des auteurs de massacres et autres crimes de guerre,

que des ex-ministres français imbus de leur supériorité déclarent que le bon peuple ne  doit pas tout savoir,

Bref que la coupe soir pleine, on doit se poser la question du soutien. Non pas à un acte illégal mais à la liberté de chacun de pouvoir s’exprimer et s’informer, dans le plus pur style Voltairien( (vous savez la fameuse citation sur la défense de votre opinion).

C’est assez étrange de considérer que des internautes chinois défiant l’autorité soient considérés comme des héros et des occidentaux le soit comme des traitres et des malfaiteurs, non ?

C’est pourquoi voici un miroir perso du site de wikileaks ici.

Le site officiel de Wikileaks est encore atteignable avec une adresse brute (une adresse IP)  http://46.59.1.2/.

Bonne lecture c’est un peu rébarbatif mais follement instructif.

PS comment faire pour devenir miroir:

  1. la première, recommandée est un peu technique c’est de donner un accès SFTP à wikileaks, sécurisé par un CHROOT, sur un de vos serveurs. Un bon article est là.
  2. La seconde que j’applique est un peu bourrine, mais pas le temps de mettre en place un serveur dédié pour celà, quoique une machine virtuelle pourquoi pas ?, ni d’avoir un compte chez un hébergeur le permettant. Donc on aspire quotidiennement le site de Wikileaks, soit avec un logiciel,  soit sur un bon linux la simple commande wget -r -k -np nom du site , et on téléverse (upload pour les incultes ;-)) sur votre serveur préféré en FTP, le site étant en fixe (pas de BDD) cela fonctionne assez bien.

Bonne guerilla

PPS :  à 14h00 le 06/12/2010 507 miroirs officiels, hier 50.

:-P

Yes we did !

Les états-unis ont toujours été un peu à part en tant que nation riche. Son système de santé, le plus dispendieux du monde en terme de dépense par habitant, donnait des résultats catastrophiques en terme de santé publique et de prise en charge de santé.

Une grande majorité des américains considéraient en effet que la santé est une affaire personnelle, que chacun doit faire attention. C’est un argument qui se tient très bien. Je fais des efforts sur mon mode de vie, pourquoi devrais-je payer pour ceux que n’en prennent pas soin ?

C’est une vision qui peut passer pour nous européens comme très égoïste, mais c’est le même type de raisonnement que l’on applique sur la répartition des revenus sur le travail non ? ;-P

Le problème est que la santé des uns conditionne la santé des autres. Si votre voisin tuberculeux prend mal son traitement il y a un risque qu’il me contamine avec un germe devenu résistant et donc d’autant plus difficile à traiter un exemple : la souche M/XDR-TB.

De plus la situation devenait critique pour des millions d’américains sans couverture médicale.

M Obama en a donc fait une priorité contre les lobbies puissants et les préjugés.

Et c’est aujourd’hui qu’il y réussi.

Alors bien sûr tout n’est pas rose, le système est encore privé et recherche le profit avant tout. Mais un grand pas a été fait et les États-unis rentrent les nations les plus civilisées.

La vieillesse est un naufrage…

France Inter a des invités très divers, du politicien le plus stupide à l’esprit le plus brillant. Dans ce monde où la génération 68 s’accroche au haut du pavé on a eu le droit à deux grands talents coup sur coup :

Elisabeth Badinter, ou le naufrage de l’esprit.

Dans son dernier livre Mme Badinter, grande combattante et libératrice des femmes dans les années 60 s’attaque à la vague naturaliste, ce qui selon point de vue peut s’appeler un retour à la raison.

On a donc pu assister durant toute cette journée à une attaque en règle de l’allaitement, du fait-maison, de l’écologie etc.

Alors bien sûr ce « retour à la nature » implique d’échanger du temps personnel contre de l’argent et le temps personnel est encore le fait des femmes, en grande partie, même si cela change.

Mais Mme Badinter garde cette mentalité d’enfant gâtée propre à cette génération  qui est prête à sacrifier le monde (et les bébés ;-) ) à ses désirs et ses envies. Elle ne comprend donc pas pourquoi on peut vouloir sacrifier ce qui a été chèrement gagné, ce qui n’est pas contestable, au bénéfice de la planète mais surtout au bénéfice des futurs êtres humains.

Elle ne comprend pas, du haut de son conseil d’administration et de ses actions de Publicis (grand oppresseur des femmes s’il en est), que le monde change, que certains comportements d’égalité ont été intégrés, et que la contrainte majeure qui va nous revenir dans la figure, la finitude du monde, va provoquer bien pire que la perte de temps et donc de libertés des êtres humains (dont les femmes).

On peut comprendre sa vision assez étroite, comme on comprends le caprice d’une enfant trop pourrie, mais pourquoi prendre comme emblème des choses assez anodines telle que l’allaitement ?

Alors que d’autres sont beaucoup plus emblématiques : la différence des revenus, l’imagerie publicitaire culpabilisante, la violence contre les femmes etc.

L’allaitement coupable idéal

Mais l’allaitement reste assez symptomatique de la spécialisation sexuelle et est en soi un symbole. Un homme peut donner le biberon, mais ne peut allaiter. Il est la preuve trop visible de la différence Homme/Femme et devient insupportable à des féministes que l’on peut du coup qualifier d’extrémiste.

Un autre facteur de la mise en cause de l’allaitement est aussi cette manie des femmes de cette génération ayant fait le choix, justifié s’il est vraiment désiré, de sacrifier la vie familiale contre l’épanouissement professionnel.

Il en reste qu’une opposition farouche à ce choix de l’allaitement en est louche : expression d’un regret caché, d’une frustration profonde non assumée? C’est assez probable…

On ne parle pas de ses arguments de santé publique dignes du niveau discussion de café ‘son estimation de l’espérance de vie et de son lien avec le biberon est assez ridicule), ni les recommandations scientifiques qu’elle relativise avec raison mais en perdant de vue l’évolution des sciences et de ses niveaux de preuves.

Mme Badinter devrait retourner dans le monde réel, et non tenter de donner des leçons. Chez certaines personnes la vieillesse est vraiment un naufrage.

Mais pas tous.

Joseph Eugene Stiglitz, le courage de Cassandre.

En effet le lendemain nous avons eu le droit à un prix Nobel d’économie, non que le titre aie beaucoup d’importance, Joseph Stiglitz.

Cet économiste réaliste n’a de cesse de prévenir le monde économiques de catastrophes annoncées, des excès de la finance et des dérives dangereuses d’un système et il a raison avec une désespérante régularité. Il analyse avec assez de recul et de finesse la situation et nous place devant nos contradictions et notre futur.

Le débat toujours trop court dans ces cas là a été un vrai plaisir.

Dommage de n’avoir pas échangé…

Donc certes la vieillesse peut être un naufrage, surtout si on le veux.

Paradoxes

La vie et sa contemplation est parfois pleine de paradoxes, en voici deux assez savoureux :

Les agriculteurs qui manifestent contre une trop grande libéralisation de l’agriculture, votent, ont votés et voteront pour ceux qui les enterrent… Comprendront-ils ?

Les maldives, riches de leur tourisme aéroporté se plaignent du réchauffement climatique…