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New Yorker

Je me suis remis plus sérieusement à l’anglais depuis quelques mois.
Au sens ou j’ai essayé de passer du globish à l’anglais ou l’américain plus litéraire.

J’ai donc commencé par des lectures de livres qui m’intéressait dont je reparlerai plus tard, mais mes dernières lectures se sont portées tout simplement vers un hebdomadaire au nom qui me fait un peu rêver : le “New Yorker“. Leur site internet est magnifique, avec possibilité de s’abonner en ligne pour les éditions numériques. 08_01_16-400

Contrairement à d’autres hebdomadaires américains, celui-ci me semblait plus recherché et mieux écrit, si tant est que je puisse le lire sans sortir le dictionnaire toutes les phrases…

Or voici que profitant d’une promotion pour quelques mois à 18$ (au lieu d’une valeur faciale à 8$ le numéro…) j’ai commencé à recevoir mes premiers exemplaires, un peu comme des objets exotiques de l’autre côté du monde.

Premier constat l’objet physique n’est pas d’une qualité formidable, mais il se tient.
Le magazine se découpe en plusieurs rubriques, une sur le cinéma, spectacles vivants et lieux de sortie (bar, restaurants) sur New-York. Les textes se lisent facilement sans trop de vocabulaire inhabituel, avec cette sensation d’observateur extra-terrestre. Il y a pas mal de petits dessins humoristiques dont parfois l’humour m’échappe (des expressions trop idiomatiques probablement :-p).
Il y a bien sûr une rubrique politique, parfois ardue car se basant sur des pré-requis de connaissances du système américain, mais on a eu le droit à une série sur les primaires américaines, je n’étais pas trop perdu.

Se succède aussi toute une séries d’articles sur des sujets variés dont la niveau littéraire est nettement plus élevé. Construction de phrases, vocabulaire plus rare qui m’a forcé à être plus attentif pendant la lecture (et merci le dico).

Au total au bout de ces trois mois, je suis un peu déçu d’arrêter l’abonnement mais je n’ai clairement pas eu le temps de tout lire. Cela me fait une réserve de lecture pour quelques mois :-) .
Le new yorker c’est bon lisez le.

La revue Espèces

Revue Espèces
En terme de revues, mensuels et autres périodiques, le choix est large et on peut relativement trouver son bonheur.

Mais c’est avec un énorme plaisir que j’ai découvert un jour, au détour d’un rayon encombré de librairie, le numéro deux de la revue Espèces.

Car Espèces, située entre les revues scientifiques hard-core type Recherche ou celles de vulgarisation de type Science&Vie,  est un cas à part.
C’est une revue d’histoire naturelle…

De l’Histoire mais naturelle.

Le thème m’est assez cher, j’adore les bébêtes…, et j’ai sauté sur l’occasion.
De plus même sans avoir encore profité du ramage, le plumage est éloquent. Beau travail typographique, superbe mise en page, iconographie de qualité on est sur du travail soigné qui veut plaire au lecteur.
C’est l’une des plus belle revue à mon sens, qui sans surfer sur la mode a un style bien à elle et résolument durable.

Un contenu séduisant

Quant au ramage il est de qualité, des brèves, des articles de fond sur un tas de sujets, entomologie, diversité génétique, exploration d’un écosystème particulier, étude du changement climatique sur certaines populations animales. Il y en a pour tous les goûts.

La parution est bimestrielle avec des hors séries (enfin un seul jusqu’ici).  Vous pouvez accéder à tous les sommaires, avoir des applications en ligne (Android et iOS), et commander un version pdf (moins chère à 5€, mais quelle perte de plaisir! ).

La revue est à 7,5€, sans pub. la liberté éditoriale a un prix, mais quel résultat.

Un doit avoir (Must Have quoi …)

La Revue Espèces est le compagnon obligatoire de tout curieux des sciences naturelles.

Le site est par là (bon c’est tout du flah merdique mais rien n’est parfait).

Oksa Pollock, la magie en french touch.

Illustration, pas très belle à mon goût.

On a coutume de dire que vos lectures influencent celles de vos enfants, mais rarement le contraire…

Hors c’est en voyant un de mes enfants lire Oksa Pollock que je me suis piqué au jeu de le suivre.

Cela commence comme un Harry potter à la française, mais difficile de situer la vie de collégiens hors de l’environnement scolaire et du collège, avec son lot de description de professeurs et d’élèves. Le cadre se découvre assez vite modérément original sur le début et Le style est assez enfantin, un peu lourd et excessif.

Mais au fur et à mesure des tomes l’univers développé entremélant magie et monde actuel, éveil adolescent et questionnements existentiels prend de la profondeur, les personnages sont attachants et le suspense vous maintient dans un état de douce frustration qui vous pousse à continuer avec plaisir.
Le style s’améliore aussi beaucoup, plus fluide et un choix des mots plus cohérent. Et au final il est difficile de décrocher du bouquin avant le fin.

Oksa Pollock est donc un roman attachant décrivant un Univers de magie assez originale avec des personnages attachants et amusants. Les écrivain(e)s n’en sont qu’au troisième tome, les longues séries sont à la mode.

On pourrait le décrire, avec condescendance, comme un roman adolescent mais qui a tout son intérêt pour les adultes amateurs ou non de fantasy moderne.

Éditons XO.

La carte n’est pas le territoire.

La carte et le territoire

Bien sûr c’est un Houellebecq, en plus primé mais je n’ai jamais de Houellebecq.
Impressionné peut-être, apeuré sûrement de ne trouver qu’ennui et littérature prétentieuse. C’est donc assez réticent que j’ai commencé la lecture de “La carte et le territoire”.

Une profondeur de champ insoupçonnée

Mais comme à certains repas l’appétit vient en mangeant et ce plat là se déguste doucement; et les goûts se dévoilent et se déploient petit à petit mais surement. Le plaisir s’installe et l’on se retrouve à tourner les pages avec délice, simplement et avec impatience. Et l’histoire est agréable le style est fluide, doux et subtil.

On en vient progressivement à aimer ces personnages étranges, à être agacés par ces name-dropping intermittents et ces mots mis en exergue comme on peut-être agacés gentiment par les facéties d’un enfant, à regretter de devoir laisser ce livre car les yeux se ferment.

Un trois étoile ?

Alors faut-il lire Houellebecq ? Je ne sais pas mais sa carte et le territoire est un roman agréable qui vous porte, qui vous berce sans vous endormir et qui vous fera dire, comble du snobisme parisien qu’il décrit, “j’ai lu le dernier prix Goncourt”…

L’examen orthopédique rendu facile

La formation post universitaire est assez difficile, parfois intéressante mais il est toujours utile d’avoir un ouvrage de référence, facile à consulter, didactique et concis.

La médecine générale est très souvent confrontée, je crois que c’est le deuxième motif de consultation, à des troubles musculo-squelettiques.

Hors l’examen clinique est là aussi la base du diagnostic et détermine le reste de la prise en charge médicale du patient, et pour éviter de passer pour une buse auprès du spécialiste.

De tels ouvrages sont rares mais précieux et j’en ai trouvé un récemment, d’origine américaine, qui s’appelle “L’examen orthopédique rendu facile” par Javad Parvizi aux éditions Maloine.
C’est un petit chef d’œuvre qui a le mérite de se retrouver écorné très rapidement.

Un indispensable.

En ORL par contre, la majorité des consultations, pas encore trouvé mieux que Prescrire…

Parle leur d’histoire, d’uchronie et de rêves,

Imaginez que MichelAnge, fâché contre le pape décide d’accéder à la demande du chef de la plus grande puissance mondiale et parte dans sa Capitale,  Istanbul.

Nous découvrons donc l’un des génies de la renaissance mandé par Bayazid, le sultan, lui-même, pour construire un pont sur la corne d’or. Par petites touches on découvre les questionnements, les errances et les fulgurances de MichelAnge plongé dans cette ville cosmopolite récemment conquise par les Ottomans.

“Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants” est un livre avec une écriture travaillée mais assez légère qui nous fait découvrir par le biais de scènes d’observation rapprochées l’intime de l’artiste.

Cela se lit vite et avec plaisir.