Nouveaux vaccins

Le business du vaccin est la nouvelle cible de l’industrie, clairement déclaré lors d’un récent congrès. Il convient donc d’être vigilant comme avec les médicaments.

Le calendrier vaccinal vient d’être à nouveau modifié avec deux nouvelles recommandations :

le vaccin contre le méningocoque C est recommandé de un an à 24 ans.

Le méningocoque C, qui n’est pas la cause principale des méningites bactériennes en France, occasionne environ une trentaine de morts par an et un nombre mal déterminé de complications non mortelles, mais parfois gravissimes. Pourquoi le conseiller dès un an alors que les principales victimes et complications sont avant un an ?
Pour protéger par effet indirect.

La stratégie actuelle de vaccination des cas à risque et le traitement des cas contacts a en effet montré son peu d’efficacité sur la réduction du risque. Donc acte, l’objectif de vacciner des millions de personnes pour au mieux trente cas semble en santé publique assez aberrant mais on peut le comprendre dans l’objectif de risque minimum.
Reste qu’un vaccin donne aussi un risque, dont le plus dangereux reste la réaction allergique gravissime. Combien de cas par an ? Pas de chiffres fiables, mais dans le cas du ROR, conseillé à un an et avec un rappel avant deux ans, on parle d’une dizaine de mort par an pour une dizaine de cas de rougeole par an gravissimes ou mortels avant les campagnes de vaccination et des sursauts épidémiques de rougeole connus, anciens et réguliers…

l’adaptation du vaccin anti pneumoccoque à 13 valences au lieu de 7.

Alors c’est assez rigolo. Vous connaissez la course à la reine rouge? C’est tiré de Lewis Caroll dans « Au delà du miroir ». Cela explique que vous devez courir le plus vite possible pour rester sur place. Hors dans le cas du Prevenar, maintenant conseillé à tous les enfants, on « tape » sur 7 valences du pneumocoque, c’est à dire sept sous-espèces qui sont les plus fréquentes dans les pathologies parfois graves de l’enfant (au pire méningite mais aussi simple otite -vraie- ou pneumopathie).

Hors il apparait que l’efficacité sur ces sept germes est bonne mais que du coup d’autres sous-espèces en profitent pour proliférer et parfois donnent des pathologies plus graves, telle que pleurésie au lieu de simple otite, pour simplifier. Donc on va augmenter le nombre de valences de plus en plus car on va s’apercevoir que les petites bêtes sont plus fortes que nous, pour arriver à 13 et bientôt à 23 comme le Pneumo 23.

Fameux Pneumo 23 dont aucune étude n’a prouvé une quelconque efficacité et qui a été pourtant recommandé dans la fabuleuse série « La Grippe A en France ».

Alors on pique ?

Finalement que faire ? Le méningocoque OK, vu que les expériences des autres pays montrent en effet une efficacité. Mais en terme de santé publique il y a une nette disproportion entre bénéfice et dépenses. Quand on pense aux 60000 morts par an par l’alcool et la prise en charge encore insuffisante…

Pour le prévenar, même si c’est un vaccin que je pratique et recommande mon avis est plus circonspect. Le bénéfice est assez faible et à terme la partie est perdue.

Le mieux est de ne pas mettre en collectivité les enfants de moins de deux ans. Moins de contact dit moins de pathologies et donc beaucoup moins de complications, de morts et de dépenses. Mais là on touche à l’organisation de la société, et pour éviter de se faire crucifier par Mme Badinter, à la nécessaire distribution des rôles entre père et mère. Je connais quelques cas de pères restés à domicile pour la garde des enfants et pourquoi pas ?

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