Enlightenment E17, soyez illuminé

L’arlésienne des vaporware ?

Enfin !! serait-on tenté de dire. En effet E17 le petit de l’environnement de fenâtre Enlightenment, est attendu depuis au moins… 10 ans.

Les promesses réitérées était une légèreté extrême, une personnalisation poussée et une apparence soignée. Il semble que cette dernière mouture, sortie le 21/12/2012 (le jour de la fin du monde, si ce n’est pas une private joke de la part d’un vaporware…) soit à la hauteur des espérances.

L’installation est assez simple. On peut passer par une distribution dédiée de type Bodhilinux, Elive etc. ou bien en installant e17 dans votre linux préféré.

Attention cependant car la version n’étant pas encore intégrée dans les logiciels disponibles dans votre linux préféré il va falloir lui indiquer une nouvelle source via la commande (dans un terminal, commande pour les distributions debian-like) :

sudo apt-add-repository ppa:efl/trunk 
sudo apt-get update 
sudo apt-get install e17

L’installation est étonnement courte et rapide avec très peu de choses à installer.

Puis on se déconnecte de la session, et on se reconnecte en choisissant Enlightenment comme environnement de bureau et

TADAAAM!!!

Premier contact, c’est Bôôôôô

 

Capture1

 

Première impression une fois les quelques écran de configuration passés: le thème est très beau. Les goûts et les couleurs certes mais l’association bleu et gris sombre, tout en animations subtiles. beaucoup mieux que le thème bling bling, ou bien le thème noir et blanc un peu trop brillant à mon goût :-)

L’interface est confondante de rapidité et de fluidité, déroutante car on accède au menu général avec un clic gauche de la souris sur le bureau (à contre sens de la plupart des bureaux des Systèmes propriétaires) mais on s’y fait vite.

La configuration semble pouvoir être totale mais les menus et sous menus sont nombreux et déroutants, trop fouillis pour être confiés à des novices. Reste que la configuration de départ est très bien, avec un manque quand à certains raccourcis typiques de gnome que l’on ne retrouve pas ( F2 et F5 fonctionnent, mais pas F3 par exemple). Il est cependant possible de configurer énorménment d’actions au clavier, mais pas de changer le comportement de certaines touches (échanger caps lock contre Escape par exemple (merci Vim :-)).

Finalement c’est du bon

Au bout de quelques jours d’utilisation on se prend à aimer l’interface pleine de surprises, reste des manques par rapport à un Gnome ou Unity, comme la connexion à un serveur, certains réglages aisément accessibles, etc. Mais cela reste cohérent car gérable par d’autres applications (gigolo est très bien pour le montage de dossier distants par exemple).

L’impression finale est celle d’avoir un bureau fonctionnel et facile, un peu déroutant de prime abord mais dont les fonctionnalités semblent suffisantes pour un usage quotidien.

Seul certains manques et une difficulté à la personnalisation ternissent le tableau.

 

 

 

 

 

 

 

PC-BSD, le bureau pas comme les autres.

Comme habituellement à l’occasion de l’installation d’un nouveau PC récupéré je l’ai testé avec une nouvelle distribution.Pcbsd-logo

S’il y a avait bien un CD qui me clignait de l’oeil depuis des mois, voire des années, c’est bien BSD et ses dérivés.

J’avais installé avec rapidité un OpenBSD et un FreeBSD sur une machine virtuelle via VirtualBox. L’installation avait été relativement rapide et aisée, mais très orientée serveur. Or le but de ce PC récupéré est de servir de station d’accueil internet, vidéo, musique, radio, développement et aussi un peu serveur….

Donc bien loin d’un quelconque serveur austère.

PC-BSD

Profitant d’un CD de PC-BSD prenant désespérément la poussière sur une étagère je relance le PC met le CD dans le mange-disque. Et c’est parti !

L’installation est en mode graphique avec un petit bug de l’affichage qui me cache une partie des options, mais je suis puceau en BSD et je prend les options par défaut, donc pas de problèmes.

L’installation est assez rapide, vous êtes guidé étape par étape pour finir par un redémarrage. Première erreur de ma part j’avais juste modifié une option qui est celle de l’environnement de bureau (ce qui est sous vos yeux) et ai sélectionné gnome (j’ai été énormément séduit par gnome 3 sur Fedora). Hélas la version de gnome installée est une 2 point quelque chose. Le choc.

On voit bien que les environnements de bureau ont bien évolué et si gnome 2 reste bien entendu fonctionnel et cohérent il est un peu raide pour un habitué des bureaux dits modernes.

Une petite installation de KDE plus tard (via Système > Administration > Panneau de contrôle PC BSD >  Configuration du système) l’aspect est plus sympathique.

 Premières impressions

Mais entre-temps j’ai eu le temps de regarder un peu le système.

Première bonne nouvelle, Flash installé par défaut. Malheureusement cette technologie de merde reste un passage obligé pour pouvoir profiter d’un tas de choses sur internet (vidéo, radio, certains sites) et si html5 a du succès, ce n’est pas encore suffisant pour s’en passer..

Seconde bonne nouvellle tous les trucs linux fonctionnent ; les commandes de base du terminal fonctionnent impeccable, mes repères ne sont pas perdus, et je peux installer la majeure partie de mes logiciels préférés même de Desktop (Inlscape, scribus, latex, libre offie, vim etc.)..

Troisème bonne surprise, l’intégration d’un système de sauvegarde automatique sur un NAS  (netbsd of course) est une chose appréciable et qui fonctionne bien.

 En cours de test

Finalement alors que le changement aurait pu être rude, la transition est facile et agréable. Et ce la permet de tester un BSD sans trop mettre les mains dans le cambouis dès le début. Je n’ai pas encore pu me familiaiser avec mais cela roule assez bien.

Cela me rappelles mes débuts sur linux :-)

Le monde d’après, petites pensées.

Pétrole et moyen-orient.J’ai eu l’occasion de revoir l’émission proposée sur France 3, «Le monde d’après», avec un certain plaisir car malgré de nombreuses imprécisions, l’impression générale est assez bonne, en présentant la problématique de façon claire.

Reste deux petites remarques importantes:

  • Le régime fiscal du Qatar est apparement très favorable, grâce à notre bon président de l’ancien règne. Quelle est la motivation de tels avantages indus ?
  • L’évaluation des réserves est peut-être bonne, mais la méthode de calcul est non connue, entre les vrais calculs, les déclarations, les estimations fantaisistes. Mais surtout donner une valeur en temps ne signifie pas que le prix de cette matière première sera le même jusqu’à la dernière goutte. Ainsi avoir des réserves de 50 ans de pétrole signifie une augmentation progressive du prix tout au long de ces années, pour à un moment arriver à un prix insupportable.
  • Enfin discuter des réserves d’énergie fossile est inepte si on ne prend pas n compte le risque carbone, qui est certes évoqué plus tard dans l’émission mais pas là ou celà aurait eu le plus d’impact.

Au final une bonne émission, avec des intervenants pas trop caricaturaux mais chez qui il manque encore une fois une déclaration d’intérêts pour bien pouvoir pondérer leurs déclarations.