La carte n’est pas le territoire.

La carte et le territoire

Bien sûr c’est un Houellebecq, en plus primé mais je n’ai jamais de Houellebecq.
Impressionné peut-être, apeuré sûrement de ne trouver qu’ennui et littérature prétentieuse. C’est donc assez réticent que j’ai commencé la lecture de “La carte et le territoire”.

Une profondeur de champ insoupçonnée

Mais comme à certains repas l’appétit vient en mangeant et ce plat là se déguste doucement; et les goûts se dévoilent et se déploient petit à petit mais surement. Le plaisir s’installe et l’on se retrouve à tourner les pages avec délice, simplement et avec impatience. Et l’histoire est agréable le style est fluide, doux et subtil.

On en vient progressivement à aimer ces personnages étranges, à être agacés par ces name-dropping intermittents et ces mots mis en exergue comme on peut-être agacés gentiment par les facéties d’un enfant, à regretter de devoir laisser ce livre car les yeux se ferment.

Un trois étoile ?

Alors faut-il lire Houellebecq ? Je ne sais pas mais sa carte et le territoire est un roman agréable qui vous porte, qui vous berce sans vous endormir et qui vous fera dire, comble du snobisme parisien qu’il décrit, “j’ai lu le dernier prix Goncourt”…