Ainsi être ministre est loin d’être un sinécure et on a coutume de dire qu’on l’est 24/24h.
On a parlé aussi dans l’affaire du Mediator des influences et autres conflit d’intérêt liés à des contrats ou une promiscuité entre politiques et industriels.
Hors voici une ministre en exercice qui non content, comme de nombreux autres politiques de tout bords, de partir régulièrement en vacances dans une dictature policière qui torture et tue, déclare sans rire pouvoir aider à la répression des manifestants tunisiens.
Sans rire.
Déjà, après une telle réaction, être restée en poste, et se regarder sans honte dans le miroir, est le signe d’un amoralité et d’un manque d’éthique qui dégoute.
La fameuse Realpolitik nécessite certes des relations entre états avec des gens peu recommandables et des régimes parfois ignobles. Mais apprendre finalement les relations privilégiées entre certains caciques du pouvoir dictatorial et cette femme plusieurs fois ministre, sous plusieurs présidents, ne fait qu’aggraver son cas. Sous le régime d’un président qui déclare vouloir changer la façon de gouverner (mais c’est un multi-récidiviste de la déclaration non suivie d’effets, une sorte de grande gueule/p’tite bite) c’est encore une fois assez cocasse.
Alors aura-t-elle assez de courage pour démissionner.?
Hélas le courage est une vertu française illustrée par Cambronne mais qui n’est pas pathognomonique de la classe politique.