Basquiat est un nom assez connu dans le monde de l‘art moderne, retenu sûrement par deux facteurs:
- Une trajectoire météorique avec une mort jeune, en pleine gloire
- Une reconnaissance de son talent par un grand nom de l”art moderne des années 80 Andy Warhol.
À l’occasion de cette exposition au musée de l‘art moderne de Paris j‘ai donc sauté sur l‘occasion pour voir cet artiste que je connaissais mal.
Ce musée se situe sur juste à côté du Palais de Tokyo, dans un cadre assez neutre et ouvert qui met en valeur les œuvres.
L‘exposition est assez chère 11 euros environ, mais bien présentée.
Mais les œuvres, les œuvres …
On peut chercher, et trouver un travail certain une référence assez évidente à un livre d‘anatomie offert à l‘artiste au cours d‘une hospitalisation (le fameux Gray‘s anatomy), on peut être touché par une certaine souffrance exprimée, mais sur le plan artistique je trouve cela très pauvre.
J‘ai du mal à être ému, je ne trouve pas de recherche particulière de l‘harmonie ou de la disharmonie, je retrouve peu de technique artistique dans le dessin et le trait.
C‘est intéressant mais je ne suis pas convaincu par le succès de Basquiat.
Je ne connaissais pas Basquiat et me suis rendu le plus innocent du monde à la rétrospective que vous évoquez. Ce fut un moment difficile, vraiment, durant lequel je me suis rendu compte des murs qui m’entourent. Je ne comprenais rien, très peu, pas grand-chose au mieux et ce pas grand chose était si violent, si terrifiant qu’il rendait la visite encore plus terrible. Un cris inintelligible, fort, puissant et raisonnant longtemps, dans lequel je ne distinguait que des mots et des gémissements de douleur, de souffrance. Sans ordre, comme le monde, et frappant comme un cris de joie se transformant en hurlement de douleur. Je me suis senti comme devant quelque chose de haut que personne et surtout pas Basquiat n’avait le souci de mettre à ma portée.
J’ai lu un grand nombre de propos idiots sur Basquiat dans d’autres lieux. Votre article me plait parce qu’il est prudent. Honnêtement, certaines peintures exposées au Musée d’art morderne étaient d’une richesse et d’une force incroyable, objective même si inadmissible. Le gribouillage ce n’est pas ça. Basquiat est un très grand peintre qui met le doigt la ou ça fait mal, à deux titres. Il décrit l’horreur d’une société et la vie intérieure terrifiante d’un jeune homme de 20 ans et il nous met au pied des murs qui nous entourent et sur lesquels ses dessins tentent de tenir.
B.G.
C’est fort possible mais la sensibilité de chacun est très personnelle, je ne raconte là que ce que j’ai vu et ressenti, mais je pense qu’il doit y avoir des qualités pour qu’il soit reconnu.
Quoique le talent et sa reconnaissance n’est pas forcément soluble dans la démocratie.