Un bon logiciel médical ?

Médecin et programmeur à mes heures perdues j’ai bien entendu réfléchi à ce que pourrait-être un bon logiciel médical de consultation, communication avec les autres progfessionnels, de suivi et de traitement.

“Développeur” Web en Ruby On Rails j’ai un projet sur le feu qui gère les consultations basiques, le suivi des paramètres, les examens demandés (sauf la biologie c’est en cours) les encaissements/dus, les notes, les choses à faire. Ce n’est pas grand chose mais cette avancée lente me permet de penser plus lentement, et j’en ai tiré plusieurs choses :

Un logiciel médical doit être ouvert, pour sa base de données, afin de l’interfacer avec d’autres logiciels et suivant un protocole multiplateforme de type soap, json,… J’en oublie sûrement beaucoup. Notre travail va être de plus en plus de la coordination avec d’autres acteurs de santé qui sont eux aussi de plus en plus informatisés.

Il faut éviter la double saisie qui est la voie certaine vers l’échec du partage d’information. L’idéal est donc d’avoir la possibilité que la base de donnée du médecin soit accessible en lecture (voire en écriture) et accessible via l’interface utilisée par les autres intervenants de santé.

Dans une maison de santé, qui ont la côte en ce moment, pourquoi ne pas imaginer :

Une base de données (idéalement Postgresql, MySQL a un avenir sombre, les autres solutions Open-source sont moins connues et les solutions propriétaires hors de prix) centrale sur laquelle on écrit

Des interfaces différenciées suivant les métiers, mais permettant la consultation/modification des données des autres professionnels. Imaginons que les infirmiers aient leur propre application, les médecins la leur, les psychologues aussi, et ainsi de suite, chacune avec une gestion des droits sur ce qu’ils peuvent consulter ou non.

Le tout sur un serveur hébergé par la maison médicale, et consultable à distance.

Le tout en application Web (exemple Ruby on Rails mais il y en a pas mal d’autres, je n’ai pas d’actions ;-) ) pour ne pas imposer un matériel et faire face aux différents moyens de consultaion, ordinateur, netbook, tablettes, smartphone etc.

Le bonheur non ?

La pérennité est assurée pour des dossiers médicaux qui doivent durer dans le temps (base de données en logiciel Libre, framework de développement idem), une maitrise des données qui sont hébergées en local, via une sous-traitance pour la maintence et le matériel, une grande souplesse d’utilisation et une absence de dépendnace à un éditeur si la solution est Open-Source (des coméptences de deéveloppeur Web on en trouve pas mal).

Voilà donc la voie idéale, mais la route est longue et la pente est rude. Je trouve illogique, choquant et stupide pour les financeurs de payer plusieurs fois pour un équipement informatique quand il eut été possible de payer une bonne fois pour toute pour produire un logiciel de base, adaptable à chacun et pouvant en plus participer à une économie locale de mainteneurs, développeurs etc.

C’est quand même pas gagné…

Mediator, à force d’avoir tort, on fait du tort.

Le Mediator, ou benfluorex est un vieux médicament, commercialisé depuis 1976 et dont l’efficacité n’a jamais été prouvée que par des essais cliniques de faible qualité.  La revue Prescrire, seule revue de qualité sur la prescription médicale et l’évaluation des médicaments, en parlait déjà en 1997 où en tant que jeune étudiant j’étais confronté à des prescriptions un brin farfelues de mes “maîtres” à la fois hospitalo-universitaires et généralistes.

Mediator a été prescrit pour plusieurs raisons :

  • Une pression commerciale du Laboratoire, mais pas plus que les autres médicaments, mais quand interdira-t-on ce démarchage commercial sur des produits de santé ?
  • Une pression du patient qui voudrait un médicament pour son surpoids, ses prises alimentaires trop fréquentes, son Hypertriglycéridémie. Une pilule est une réponse facile, et inefficace, à un problème complexe, et en plus cela coute cher.
  • Une atonie coupable des autorités de santé qui mues par des impératifs financiers (Servier est un Labo français), une incapacité à se remettre en cause (les experts de l’AFSSAPS ont tous des liens financiers avec des laboratoires, c’est même une condition sine qua none pour être admis en tant qu’expert) et un manque de volonté politique n’ont rien fait pour ôter l’AMM à un médicament mortel.
  • Une faiblesse du médecin qui dans un contexte libéral concurrentiel tend à prescrire ce qui fait plaisir à son patient, plutôt que de le conseiller.

Ce n’est pas le seul médicament à remettre en question, l’Avandia (et les gliatzones encore commercialisées), le Celebrex (et les coxib encore en vente) sont les exemples récents les plus connus, mais il existe pas mal d’autres molécules que je ne prescrirai jamais, quitte à perdre des patients.

La réaction agressive, à son habitude, sur France Inter, du décidément facile à déstabiliser, ministre de la Santé, M. Bertrand (qui est au mieux “aussi pire” que la précédente), est éloquente sur son absence de prise de décision au temps de son précédent mandat à ce même poste.

Il ne faut pas mettre sur le dos du machiavelisme ce qui est simplement dû à la bêtise dit un certain M. Hanlon. Dans les deux cas a-t-il sa place dans un ministère de la Santé ?

Wikileaks, à vivre sans risque…

Wikileaks est un site qui peut être contestable dans sa forme et dans ses actions, mais suite à la révélation de mémo internes de la diplomatie américaine, qui n’ont rien de faramineux si ce n’est mettre des certitudes sur de forts soupçons, ce sont les méthodes employées pour les tentatives de blocages qui sont les plus à craindre.

Qu’un état se donne le droit que bloquer un site, de déclencher des attaques de DDOS qui sont punies sérieusement par la loi dans de nombreux pays, dont les états-unis,

qu’un ministre Français déclare qu’un site est illégal sans aucune décision de justice ne soit prise,

que des accusations de viol (en fait des accusations de rapports sexuels non protégés …) fleurissent au bon moment avec un mandat d’arrêt international, qui n’est même pas délivré pour des corrompus notoires, des auteurs de massacres et autres crimes de guerre,

que des ex-ministres français imbus de leur supériorité déclarent que le bon peuple ne  doit pas tout savoir,

Bref que la coupe soir pleine, on doit se poser la question du soutien. Non pas à un acte illégal mais à la liberté de chacun de pouvoir s’exprimer et s’informer, dans le plus pur style Voltairien( (vous savez la fameuse citation sur la défense de votre opinion).

C’est assez étrange de considérer que des internautes chinois défiant l’autorité soient considérés comme des héros et des occidentaux le soit comme des traitres et des malfaiteurs, non ?

C’est pourquoi voici un miroir perso du site de wikileaks ici.

Le site officiel de Wikileaks est encore atteignable avec une adresse brute (une adresse IP)  http://46.59.1.2/.

Bonne lecture c’est un peu rébarbatif mais follement instructif.

PS comment faire pour devenir miroir:

  1. la première, recommandée est un peu technique c’est de donner un accès SFTP à wikileaks, sécurisé par un CHROOT, sur un de vos serveurs. Un bon article est là.
  2. La seconde que j’applique est un peu bourrine, mais pas le temps de mettre en place un serveur dédié pour celà, quoique une machine virtuelle pourquoi pas ?, ni d’avoir un compte chez un hébergeur le permettant. Donc on aspire quotidiennement le site de Wikileaks, soit avec un logiciel,  soit sur un bon linux la simple commande wget -r -k -np nom du site , et on téléverse (upload pour les incultes ;-)) sur votre serveur préféré en FTP, le site étant en fixe (pas de BDD) cela fonctionne assez bien.

Bonne guerilla

PPS :  à 14h00 le 06/12/2010 507 miroirs officiels, hier 50.

:-P