Il y a quelque chose d’assez drôle et de guère surprenant dans nos sociétés hyper-techniques et technophiles, c’est la persistance de la pensée magique. On a atteint un degré jamais atteint de technique et de technologie, mais la culture scientifique et ses corolaires de rigueur, de raisonnement et d’exigence restent l’apanage d’un minorité.
On se retrouve donc avec des pratiques qui en médecine par exemple relèvent de l’ethnomédecine et qui ont certes une certaine efficacité par la suggestion et l’autosuggestion qu’elle apporte. C’est un aspect thérapeutique à ne pas négliger, et ne pas dénigrer.
Le dernier exemple en date qui me frappe le plus est la mode des colliers d’ambre. Dans le but de soulager les maux de dents des bébés (accusés de milles maux imaginaires) on a vu fleurir ces colliers, au demeurant assez jolis, aux cous des bébés. Cela ne fait pas de mal (Màj : apparement il y aurait des cas d’étouffement/étranglement imputables à ces colliers, super …) mais c’est assez symptomatique d’une société qui souffre du désenchantement du monde, en œuvrant pour le ré-enchanter, à mon idée dans le mauvais sens.