Pour les non shakespeariens cela a été traduit par «Beaucoup de bruit pour rien».
Sur quoi ?
La grippe porcine aviaire mexicaine …
Le maintenant fameux virus A H1N1 dont le foyer initial est situé dans un petit village mexicain pratiquant (comme beaucoup d’autres) l’élevage intensif de porcs en batterie a fait initialement beaucoup parler de delui car sa mortalité semblait très importante…
Une véritable psychose, a priori justifiée, a donc pris l’OMS et le monde entier. Certains en profitent pour soit abattre tous les animaux impurs de leur pays (Égypte), soit protéger leurs paysans locaux (Chine). La Chine échaudée par le SRAS, et H5N1 (l’autre nom de la grippe aviaire) développe une véritable obsession sécuritaire (quarantaine massive …).
En Europe les choses vont plutôt bien avec des cas certes mais pas secondaires et une information régulière. On n’échappe pas à l’habitude française de crier « Tout va bien rentrez chez vous » mais le matériel est prêt (une précaution prise en prévision du H5N1).
Le Traitement ???
Reste le «Traitement», qui n’en est pas un. Les antiviraux actuels sont au mieux inefficaces, au pire dangereux.
Au plus fort de la crise de la grippe aviaire le Japon a eu plus de morts suite à la prise de ces traitements que par la grippe elle-même.
Le plus connu est l’Oseltamivir (Tamiflu) dont l’efficacité est très limitée, et ceci même s’il est pris dans les trois premiers jours de l’infection (donc finalement jamais car on sait pas encore si on est atteint), mais dont les effets secondaires sont nombreux et dangereux (sources : Prescrire).
Mais le plus important reste que
- L’extension reste relativement limitée et bien contenu, mais il reste à voir comment cela évolue.
- La pathogénicité du virus et donc sa létalité semble beaucoup plus faible que ce que les premières données mexicaines laissaient entendre.
On se retrouve donc avec une simple grippe a priori, de celles qui tue dèjà pas mal de personnes dans le monde (surtout les pauvres) sans que la télé n’en parle.
Mais bon cela change de la crise et des stocks options.